‹ Étude clinique sur l'involution utérineChapitre 27 sur 34 · AE · texte numérisé non relu

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: dx fe néons courbes prises de jour en jour et on voit que ni la fièvre typhoïde, ni la pneumonie, ni la broncho-pneumonie, ni les abcès du sein n’em- péchent la régression de se produire. L'infection générale ou locale qui ne vient pas de l'utérus n’a pas d'influence sur l’involution utérine.

. Si au contraire l'infection se localise à l’endomètre, l'arrêt se produit d’une façon nette. Prenons une des courbes concernant la fièvre puerpérale (planche 31).

À __ La hauteur de l'utérus est de 13 centimètres pen- “4 u dant la première journée, descend à 8 centimètres 7 -__ dans la seconde journée etreste à la mêémé hauteur - pendant douze jours, tant que la fièvre persiste, La [es descente de lutérus et de la température sont ‘a ensuite parallèles.

4 e Là . Dans Ilcs thèses de FACE et de a Camacho nous pouvons trouver des courbes sem- ÈE blables. Camacho est du même avis que Ganzinoiti 4 sur la question de lasubinvolution. Il critique les opi- . nions des auteurs précédents et dit que « la scule E- L cause susceptible d'arrêter l’involution utérine est l'infection puerpérale ». Or, dans l'arrêt de l'invoiuee. tion, on pourra trouver un bon signe d'infection “LE puerpérale. «a Nous croyons, dit Camacho, que l'on doit considérer larrét de l’involution comme un signe très important; il nous semble que l'arrêt de 3 l'involution est un signe aussi important et parfois même il se présente avant que la palpation soit douloureuse et que l'endométrite puerpérale soit con-

ÉRAQETT ARR ,

firmée par la fétidité des lochies, l'élévation de la température. »

Varnier, dans son travail, /a Pratique des accouchements, remarque que les « maîtres accoucheurs n’ont jamais manqué, à leur visite quotidienne, de palper et mesurer l'utérus ».

Maintenant, en admettant que dans le cas de fièvre ce soit l'infection puerpérale qui produise l'arrêt, peut-on prendre ce phénomène d’arrêt comme symptôme pour diagnostiquer la fièvre puerpérale dans la pratique journalière. Il nous semble que ce serait illusoire, en pratiquant le palper abdominal et même en mesurant l’utérus,de porter un diagnostic d’infection puerpérale.

Comme nous l'avons vu dansles chapitres précédents, l'utérus est doué d’une mobilité et les réservoirs voisins ne restent pas sans influence sur sa position. Dans la pratique journalière, il n’est pas toujours possible d'éviter les causes d’erreur dues aux réservoirs, qui en se remplissant peuvent élever l'utérus etsimuler l'arrêt de l'involution.

Nous avons recueilli trois observations, dans lesquelles les suites de couches étaient accompagnées de fièvre et par lesquelles nous pourrons préciser notre pensée.

OBSERVATION n° 54 (n° 1920 du registre). — Il s'agit d'une secondipare de dix-huit ans, réglée à onze ans et demi. Une métrite dans les antécédents. La grossesse pouvait être à

terme. Le premier accouchement s'est bien passé. La femme

accouche d’un enfant de 3.410 grammes en position O, I. G. . À. Le placenta de 580 grammes est bordé. Durée du travail : sept heures. Délivrance une demi-heure après. Membranes dissociées, déchirées. La caduque épaissie et vascularisée

est retenue en partie.

Jours Température Hauteur Dernière Dernière

Mat. Soir utérine miction défécation

Premier ..... ++ 36,8 17 CM, 12 h\ sg ne Deuxième...... 36,8-37,1 Troisième.:.... 36,8-37,8 12 1 6o Quatrième. .... 36,8-37,8 12 4 84 Cinquième... 36,8-36,6 8 I 10

Sixième ....... 36,8-36,9

2 Septième HAS 36,2-38 6 2 8 É Huitième- .. …, 36,2-36,6 5 1 39

Comme nous voyons, d’après ce tableau, le soir de la troisième journée, la femme présente de la température (on prend à Baudelocque la température axillaire). Elle se plaint de maux de tête, de courbature générale, dort mal dans la nuit. Le lendemain la température tombe le matin, mais l’accouchée se sent mal. L’utérus est resté à la même hauteur que celle de la journée précédente.

En présence de cette même hauteur, peut-on affrmer le diagnostic de fièvre puerpérale? Certainement non. L'’utérus élait à la même hauteur parce que la vessie et le rectum l’élevaient. La femme a pris dans la journée un lavement et le lendemain nous avons vu l'utérus descendre de 4 centimètres, ce qui nous

Alex. Goldenberg 5

——— 70 —— e démontre bien que dans la quatrième journée l'utérus était élevé par les réservoirs. Quant au diagnostic, il

s'agissait probablement d’une angine, étant donné |

que les amygdales étaient un peu enflammées. Le cinquième jour la température tombe, les symptômes morbides s'amendent et la régression continue n'étant plus influencée par les réservoirs.

Prenons une autre observation n° 55 (n° 1.866 du registre). SRE Fe.

Il s’agit d'une primipare de vingt-quatre ans. Dans les

antécédents, rien à signaler. Réglée à quinze ans et demi.

Grossesse normale peut-être à terme. Elle accouche en

O. I. G. A.d’nn enfant de 3.970 grammes, après un travail de vingt-deux heures. Placenta : 620 grammes. Les membranes paraissent être complètes; délivrance une demi-heure après

l'accouchement.

Jours Température Hauteur Dernière Dernière matin et soir utérine mietion défécation

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