LA VALEUR DE L'EXAMEN CLINIQUE
DE L’UTÉRUS PENDANT LES SUITES DE COUCHES AU POINT DE VUE DU DIAGNOSTIC
Nous avons vu en étudiant les observations précédentes la grande variabilité d’aspect de l'utérus pendant les suites de couches. Mais nous n’avons .pas eu l’occasion d'étudier l’arrêt de régression utérine sous l'influence des maladies.
Il y a certains états morbides qui arrêtent l’involution, et dans cet arrêt les auteurs voient un symptôme important pour juger de l’état de santé de la femme.
Dans ce chapitre, nous voulons étudier à quelles causes est dû l’arrêt d’involution, et si on peut dans la pratique journalière se baser sur ce symptôme pour le diagnostic.
Les auteurs qui ont étudié la question de l’involution utérine ont vu qu’il y avait certaines causes retardant la régression utérine.
Un des premiers qui s’oceupa de cette question était Simpson, d'Édimbourg ; il a donné à ce retard, de régression le nom de subinvolution.
Fauquez, en 1859, regarde les maladies fébriles comme capables d'entraver le retrait utérin et il rappelle une observation de Ch. West d’après laquelle un arrêt d’involution se serait produit par suite de la fièvre typhoïde.
Chenet, dans son travail l’Involution atérine et l’'engorgement utérin, a vu la cause de la subinvolution dans un trouble de la circulation qui empêche aux vieux éléments anatomiques de l'utérus de disparaîlre et d’être remplacés par les éléments nouveaux.
Wieland trouve les causes da retard de l’'involution dans la montée laiteuse, dans les phénomènes géréraux plus ou moins graves (comme pleurésie, bronchite capillaire) dans le phlegmatia alba dolens.
Aulefage donne comme causes les gerçures du sein, les inflammations de la matrice et de voisinage.
Doleris,en étudiant cette question, a fait entrer la subinvolution dans le rang des fausses métrites. Delbet, dans son article « Les métrites », démontre que les causes dyscrasiques seules ne suflisaient pas à déterminer les métrites et pour lui « le grand facteur des troubles de l'involution puerpérale c’est certainement la septicité ».
Leclerc-Montmoyen avec les courbes a montré que dans l’albuminurie il se produit un certain retard à l’involution.
Gauzinolti, dans son travail, expose le rapport entre la fièvre et l’involution ; d'après lui tous les cas de fièvre n’arrêlent pas l’involution ; il donne