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“leur part, à produire les accidents de la seconde période. — Henoch et Widerhofer insistent, avec juste raison, sur ces diverses modalités des troubles een D’après Widerhofer, les vomissements manqueraient surtout, ds les enfants au sein. | Leur intensité et leur fréquence varient suivant les cas. Ils “sont augmentés et provoqués par l'ingestion de lait : d’où ce précepte, de cesser toute alimentation, tant que les vomisses ments existent.
Ils sont spontanés, et surviennent avec peu d'effort et sans douleur. SiTon reçoit ces vomissements sur une toile cirée, on remarque qu'au début, ils contiennent des débris de lait caillé, | ou d'aliments, puis ils deviennent aqueux, incolores ou teintés de vert par les éléments de la bile; on note la présence de filaments de mucus stomacal. k Ces vomissements sont légèrement acides. La nature de l’acide n’a pu jusqu’à ce jour, être étudiée. à L'examen microscopique ne donne que peu de renseigne< ments. Des granulations protoplasmiques, graisseuses, des microbes normaux de l'estomac, quelques cellules épithéliales, forment la partie solide, peu abondante, d’ailleurs, de ces vomissements. Ilen est des vomissements du choléra infantile comme ceux du choléra asiatique de l’adulte, leur étude donne peu de renseignements utiles.
D'une façon générale, ils persistent moins longtemps que la diarrhée.
2 Diarrhée. — La diarrhée cholérique, a pour signe essentiel, son intensité, sa fréquence, et son extrême fluidité. Elle ne possède pas la caractéristique, diarrhée riziforme, qui est spéciale au choléra de l’adulte. Examinons chacun de ces caractères.
La diarrhée cholérique est intense, profuse, si bien que les ianges sont toujours souillés ; le nombre précis des selles est peu facile à déterminer. Les premières sont des selles d’élimination du contenu intestinal. À ce moment, on peut observer une poussée de polycholie (3 à 6 selles vertes bilieuses), analogue à la diarrhée bilieuse, qui est souvent observée au début du cholérænostras de l’adulte, et qui a fait donner le nom
de choléra bilieux au choléra nostras: Quand nous étudierons le choléra infantile expérimental, nous verrons, que cette diarrhée bilieuse précoce, correspond, à une période de cône gestions très marquée du foie. Les selles sont alors exelusivement formées de bile et sont acides. La réaction chimique du pigment biliaire est des plus nettes. Puis la diarrhée se modifie : elle devient aqueuse, séreuse, incolore ou jaunâtre, inbibant les langes et ne contenant, qu'une très petite quantité de substances solides.
Jamais on ne trouve dans les selles des nourrissons, les grumeaux riziformes, qui sont rencontrés au contraire, dans la diarrhée cholérique de Fenfant (après 2 ans) et de l'adulte. En un mot, dans le choléra nostras ou asiatique.
Dans les cas, où le choléra infantile présente une durée longue, on peut observer des flocons blancs jaunes, qui n'ont pas l'aspect de grumeaux riziformes, et qui sont formées de cellules FRE
La réaction est variable, suivant les cas, neutre où acide, ceci dépend de laréaction de l'intestin, Or celle-ci est variable, mais, dans la grande majorité des cas, elle est d’une acidité d'intensité variable. La diarrhée n’a point d'odeur, dans quelques cas, d'après Steiner, elle présente une odeur ammoniacale pénétrante. <
Il est un fait important à noter, c'est que l’on peut observer dans le cours dela diarrhée cholérique, des selles essentiellement bilieuses, si bien que les selles aqueuses, jaunâtres, neutres ou d'une acidité faible, deviennent en quelques heures, vertes, très chargées en biliverdine. et d'une très grande acidité. Ainsi on observe, ce qui suit: 2 à 3 selles, aqueuses et jaunâtres, puis une à deux selles bilieuses, puis, retour de la diarrhée aqueuse.
Deux opinions ont cours actuellement au sujet de la diarrhée bilieuse. Les uns admettent, que les selles biliaires, vertes, qui précèdent l'apparition de la diarrhée cholérique ou l’accompagnent sont dues, à un flux biliaire, qui se fait par poussées. La bile coulant en plus grande abondance dans l'intestin, donne naissance à cette diarrhée bilieuse. Le foie, chez l'enfant du premier âge, serait une très grande susceptibilité, si bien que, souvent et à l2 moindre cause, la sécrétion serait augmentée.
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Appliquant cette dofinée ? au choléra infantile, on expliquerait par la polycholie « cés poussées de diarrhée biliéuse. nn.
Pfeiffer (dé Wiesbaden) émit une opinion, qui est en contradiction formelle, avec la précédente. 1
Pour cet auteur, qüand il ÿ a diarrhée bilieuse (nous appliquons cette opinion au Cas présent de choléra infantile), la bile n’est pas sécrétée en plus grande quantité, que dans une diarrhée jaune, par exemple, mais la bile contenue dans les selles, au lieu de conserver la teinte jaune, devient verte (biliverdiné), par la réaction alcaline de l'intostin gréle. Quand il y à diarrhée verte, biliaire, le contenu de l'intestin gréle serait alcalin.
Concluons donc. La diarrhée cholérique est intense, aqueuse, jaunâtre, et présente souvent des poussées de bile verte, dues soit à la réaction alcaline du milieu intestinal, soit 4 de 2 polycholie.
L'examen microscopique des selles, démontre l'existence d'un grande nombre de cellules épithéliales desquamées, de granulations protoplasmiques et graisseuses et d'un certain normbre de microbes, que nous étudierons dans un travail spécial sur la bactériologie du choléra infantile. Disons seulement, que dans la majorité des cas, on ne peut déceler la présence d’aucun élément pathogène (intoxications alimentaires probables), et on ne trouve dans lés selles, que des microbes normaux, étudiés par Baginsky, Escherich, etc.
Dans d’autres cas, au contraire, on constate la présence d'un microbe spécial, qui isolé, cultivé, produit le cholérs expérimental, comme le bacille virgule de Koch reproduit la maladie asiatique. Nous signalons seulement sa présence dans une catégorie de choléra infantile (variété choléra nostras, choléra sporadique), et nous renvoyons pour son étude, à notre travail bactériologique.
Telle est la diarrhée cholérique.
Étudions maintenant, l’état des voies digestives, et l'état général, durant cette première période, avant que l'algidité et le collapsus apparaissent.