CONCLUSIONS
I. La lenteur du pouls est un phénomène, exceptionnel à l’état physiologique, qu’on ne rencontre même que rarement dans les cas pathologiques.
II. Il y a à distinguer un type clinique particulier, caractérisé par une lenteur permanente du pouls avec attaques syncopales et convulsions épileptiformes, survenant soit à la suite de traumatismes intéressant la région cervicale du rachis ou le crâne, soit spontanément, le plus souvent chez des vieillards, cet état peut parfois s’accompagner de troubles de la respiration, de vomissements, de troubles de la calorification , presque toujours on note des palpitations ou des souffles anémiques, souvent on ne trouve pas à l’autopsie les lésions valvulaires auxquelles on se serait attendu par l’auscultation.
III. Les accidents syncopaux et convulsifs qui accompagnent le pouls lent sont en tout comparables à ceux de l’épilepsie : ils sont comme eux précédés parfois d’une aura, ils s’accompagnent de chute, de mouvements cloniques, se terminent par la prostration ou le coma, sont caractérisés par l’inconscience.
IV. Cette lenteur du pouls, ces accidents convulsifs constituent les deux facteurs nécessaires d’un syndrôme que nous croyons utile de signaler à part dans les états épileptoïdes.
V. Cette affection est caractérisée par une durée assez longue, par des améliorations passagères, mais la mort subite peut survenir à chacune de ses périodes, -et c’est une considération qui doit faire garder une grande réserve sur le pronostic.
VI. L’existence de manifestations bulbaires évidentes, telles que la dyspnée, le vomissement, les troubles de calorification, nous autorise à supposer , sous toutes réserves, que la lenteur permanente du pouls avec accès épileptoïdes, pourrait être sous la dépendance d’une altération bulbaire, ce qui semblerait résulter aussi des faits traumatiques de Rosenthal et Halberton.