‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 14 sur 41 · QUI · texte numérisé non relu

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sang à peu près pur, avec lequel on a ensemencé un bouillon. La culture est restée stérile.

L’examen microscopique, au point de vue du bacille de Koch est resté négatif.

En avant, sous la clavicule, le schéma de Grancher donne rie EUR

Le demi-périmètre thoracique gauche est plus grand que celui de droite.

L'espace de Traube est mat,

A droite, râles de bronchite.

La température a dépassé 40 degrés les deux soirs précédents (5 et 6 novembre) avec des abaissements de 1 à 1°,5 le matin.

9 novembre. — L’égophonie est toujours nette, Les râles sont plus humides ; ils sont augmentés au sommet.

L’espace de Traube est toujours mat.

La température se maintient élevée.

La pointe du cœur n’est pas déviée.

Il y a moins de dyspnée. La malade se trouve bien mieux.

Températures : 7 matin, 39 soir, 40,5.

20 novembre. — T'aujours beaucoup de fièvre. Depuis le 10 novembre quatre fois seulement la température vespérale est restée au-dessous de 40 degrés. Dyspnée. L'état général reste assez bon. Transpirations abondantes. Les signes stéthoscopiques se maintiennent les mêmes. L’examen bacillaire des crachats qui sont purulents est resté négatif.

Poids : 53 kilogrammes.

4 décembre. — Etat général assez bon.

Poids : 54 kilogrammes.

La courbe thermique a toujours de grandes oscillations, mais n’a jamais dépassé 39°5 depuis le 20 novembre. Depuis le 30 elle oscille entre 38°1 et et 38°8.

L'état local s’est peu modifié.

La malade présente au sommet gauche, en avant, les signes d’une grande caverne, Au même sommet, en arrière, nombreux

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râles humides. Beaucoup de ces râles cessent pendant l’arrêt respiratoire et reparaissent quand, la malade ne respirant pas, on fait faire des mouvements de cireamduction au bras gauche.

Dans le tiers inférieur, foÿer pleurétique persistant avec tous les signes classiques.

Au sommet droit, assez nombreux râles humides,

10 décembre, — 53 kilogrammes, Le thermomètre à une tendance à descendre. |

Le 14 au soir, 39e2 pour redescendre de suite après à 3708.

24 décembre, 54 kilogrammes. |

27 décembre, 54 kg.700. Depuis le 17, la courbe a de petites oscillations de0,5 à0,6°entre 380,6 (max.)le soir,et 37°,3(min.)le matin,

Aujourd’hui, la malade est absolument apyrétique. L'état général est bon. Mêmes signes stéthoscopiques.

5 janvier 1893. — Poids : 54 kg.,709, L'apyrexie persiste.

16 janvier. — La malade se trouve très bien. Elle a bon appétit, dort bien, tousse peu. L’expectoration est très liquide, avec quelques crachats visqueux non teintés. Les signes d’auscultation ne se modifient pas. Ce sont ceux indiqués à la date du 4 décembre. Pas de température.

20 janvier. — Poids : 55 kg.200, Apyrexie. :

28 janvier. — Le souffle de Ja partie inférieure du poumon gauche a beaucoup diminué, Gros gargouillement. Légère élévation de température.

2 février. — Poids : 55 kg. 100.

Le périmètre thoracique donne 82 centimètres (41 de chaque côté).

Au sommet gauche, le schéma de Grancher donne +:+—. On entend à ce niveau de nombreux râles fins et humides.

C'est la première fois, aujourd’hui, qu’on trouve des bacilles de Koch dans les crachats. Une fois cependant, il semblait y en avoir un dans la préparation. Un peu de température rectale depuis quelques jours.

17 février. — Poids : 55 kg.100. Grandes oscillations de température ne dépassant pas 39 degrés le soir.

27 février. — Poids : 55 kilogrammes,

Les signes constatés sous la clavicule gauche ont plutôt un peu augmenté.

La température est remontée au dessus de 39 degrés. L’appétit a diminué, mêmes signes au poumon gauche, en arrière et au sommet droit.

10 mars. — Poids : 51 kilogrammes, Le thermomètre qui avait marqué 40 et 47°3 les 2 et 3 mars au soir, oscille maintenant entre 38°2 et 3906.

15 mars. — Il s'est fait une invasion rapide de tuberculose,

Sous la clavicule gauche, signes cavitaires, inspiration soufflante, râles humides, pectoriloquie.

Sous la clavicule droite, craquements.

Les signes f nctionnels de phtisie persistent, Toux fréquente avec expectoraticn muco-purulente.

Le foie est gros et mesure 17 centimètres de hauteur.

28 mars. — Bruit de pot félé et signes cavitaires au sommet gauche; signes cavitaires aussi au sommet droit.

13 avril. — Les signes physiques et fonctionnels s’accentuent. La malade a beaucoup maigri.

Poids : 46 kg.500.

26 avril. — La malade s’est beaucoup affaiblie. Elle ne s’alimente presque plus et est constamment baignée de sueur ; grande faiblesse ; fièvre intense, langue absolument dépouillée ; muguet. La malade rend tout ce qu’elle prend, liquide ou solide. Depuis trois jours, constipation succédant à une diarrhée qui durait depuis plus d’un mois.

11 mai. — Décédée.

Autopsie. — À l'ouverture de la cavité thoracique, on trouve une plèvre sur laquelle sont répandues un grand nombre de granulations tuberculeuses confluentes, donnant à la plèvre un aspect velvétique. À droite, nombreuses adhérences, surtout au niveau de la base, où il est difficile de séparer le poumon de la plèvre diaphragmatique; pas d’épanchement pleural. Le poumon droit présente des lésions de broncho-pneumonie. A gauche, la plèvre présente également de nombreuses fausses-membranes, et les adhérences au niveau du diaphragme sont encore plus serrées

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qu’à droite, de telle sorte que le poumon se déchire à la base, et une certaine portion reste adhérente au diaphragme. Le poumon &auche présente des lésions de broncho-pneumonie et on note au niveau du lobe inférieur un certain nombre de petites cavernes dont quelques-unes ont la dimension d'une noisette, Il n'y a pas d’épanchement pleural non plus à gauche.

Le foie est volumineux, pèse 2 kg.350, c’est un foie graisseux, de couleur jaune pâle, présentant une consistance un peu ferme.

Le cœur est de volume normal ; pas de lésions valvulaires,

Les reins ont l’aspect du rein blanc.

La rate est normale.

Malgré la toux dont elle est affligée depuis quelques années, cette malade, chez laquelle nous n’avons rien à relever, ni dans les antécédents héréditaires, ni dans les antécédents personnels, à un bon état général, ne présente pas de Symptômes de tuberculose.

L’affection actuelle débute brusquement avec toutes les allures d'une maladie infectieuse.

Bien que l’expectoration n'ait jamais eu le caractère Pheumonique, nous observons dès le premier jour les signes d’une hépatisation des parties moyenne et inférieure du poumon gauche, Cette lésion paraît s'étendre, mais à un degré moins prononcé, jusqu’au sommet, Notons le skodisme sous. claviculaire. Au sommet droit, on signale des craquements humides.

Trois jours plus tard on constate les signes physiques d’un épanchement. Une ponction pratiquée au niveau de la matité ne donne que du sang dont l'examen bactériologique est négatif.

À ce moment, l’examen de Ja région sous -claviculaire gauche donne : tympanisme sous. claviculaire, vibrations

no — thoraciques augmentées et respiration forte soit le (++—) du schéma de Grancher.

On note la purulence des crachats seize jours après l’admission de la malade à l'hôpital ; mais ils ne contiennent pas de bacilles. La température est très élevée à ce moment et atteint fréquemment 40 degrés le soir.

Tandis que le thermomètre s’abaisse peu à peu pour atteimdre l’apyrexie complète vers la fin de décembre, l’auscultation révèle au sommet gauche les signes d’une grosse caverne, qui ne paraissait pas liée à la tuberculose, et dont d’ailleurs l’autopsie n’a pas vérifié l’existence.

Des le 27 décembre, apyrexie complète. Bon état général subjectif. Les crachats deviennent Jiquides, un peu visqueux, non teintés. Malgré tous ces signes favorables, auxquels il faut ajouter l'appétit et laugmentation de poids de la malade, les signes stéthoscopiques persistent.

Enfin, apres un mois entier d'amélioration lente, survient brusquement une légère augmentation de température ainsi que l’indique la courbe jointe à observation.

Leschémade Grancherest modifiéetdonnealors (++ —) soit : tympanisme sous-claviculaire joint à une augmentation des vibrations et à une diminution de la respiration. En même temps un gros gargouillement apparait à la base gauche. En raison de ces modifications dans les signes physiques, on examine immédiatement les crachats dans lesquels, pour la première fois, on trouve le bacille de Koch.

Depuis ce moment, la malade, nettement tuberculeuse, décline rapidement, perd son poids, a ue température élevée, finit par prendre du muguet et meurt.

L’autopsie montre une pleurésie tuberculeuse sans

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