‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 13 sur 41 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Service de M. le professeur Teissier.)

Broncho-pneumonie d’origine grippale. — Infection tuberculeuse secondaire.

Angélique L..., âgée de vingt huit ans, entre le 3 novembre 1892, à l’Hôtel-Dieu.

On ne relève rien de spécial dans les antécédents héréditaires et personnels,

Depuis plusieurs années, la malade tousse constamment et expectore des crachats muqueux. Elle n’a jamais eu d’hémoptysies Ces derniers temps, elle avait beaucoup d’appétit et ne perdait pas $es forces. Jamais de sueurs nocturnes.

Noy

Il y a quinze jours environ, sans cau

ble, elle eut un

frisson intense de deux heures de durée, avec vomissement, Puis,

se apprécia

halalgie frontale sueurs abondantes,

cép

tence ; pas d’épistax

point de côté sur la ligne axillaire gauche

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inappé

ise général ;

mala

surtout la nuit.

L'état est resté stationnaire jusqu’au moment de l’entrée.

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Pas d'autre trouble digestif que de la constipation. Herpès labial.

Un peu de dyspnée. Toux fréquente, quinteuse; l’expectoration muqueuse, peu aérée, visqueuse et adhérente, n’a pas et n’a eu à aucun moment la couleur des crachats pneumoniques, elle ne contient pas de pus ni de sang.

À l'examen du thorax, on constate :

Au poumon gauche : matité de la moitié inférieure de l'organe, absence de sensation de flot, légère augmentation des vibrations. La respiration, au niveau de la zone de matité s'entend jusqu’en bas, À la partie moyenne du poumon gauche, souffle à timbre amphorique; au même niveau, bronchophonie et pectoriloquie aphone, Tout autour et jusqu’à la partie supérieure du poumon gauche, râles sous-crépitants assez gros, ayant le timbre des râles redux et mêlés de sibilances. Au sommet du même côté, mêmes signes, mais pas de souffle, et pas de retentissement de la toux, ni de la voix. En avant, un peu ce skodisme sous la clavicule. Mêmes signes stéthoscopiques dans cette région que dans le point correspondant en arrière.

Au poumon droit, rien de net en avant. En arrière, craque ments humides au sommet se prolongeant jusqu’au tiers inférieur ; pas de souffle ni de retentissement de la toux ni de la voix.

Le foie n’est pas douloureux, ne déborde pas les fausses côtes.

Pas de matité splénique,

Cœur régulier; pointe dans le cinquième espace. Souffle systolique de la pointe, perçu dans la région mésocardiaque. Pouls fort, un peu dicrote, Bat à 112.

Température rectale élevée, 390,7 le soir.

Urines rares, foncées, un peu albumineuses.

4 novembre. — Les vibrations thoraciques sont plutôt diminuées du côté gauche. Il y a toujours du souffle, de l’égophonie, 39,1, le matin.

7 novembre. — Toujours de la matité à la base gauche. Vibrations diminuées ; murmure vésiculaire aboli; égophonie et pectoriloquie aphone ; plus haut, souffle expiratoire et frottements pleurétiques.

Une ponction faite au niveau du foyer de matité a donné du

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