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dans le flanc gauche accompagné de frissons et de fièvre. Le malade n’a eu à aucun moment depuis le début d’expectoration sanglante ou seulement rouillée.
Au moment de l'entrée le malade souffre encore de son point de côté, mais pas d’une façon bien vive. La dyspnée est modérée et l’état général excellent. Le malade n’a pas de fièvre ; la température est de 37°3.
L'examen du thorax révèle en arrière une submatité complète de la base droite. À ce niveau les vibrations sont abolies, mais sont conservées et plutôt même exagérées dans les deux tiers supérieurs, et il existe du souffle, du retentissement de la toux et de la voix, de la pectoriloquie aphone, et des râles sous -crépitants fins, très nombreux, confluents, éclatant par bouffées à chaque inspiration.
Bref, il semble que du côté droit on ait affaire à une induration massive de tout le poumon avec un commencement de fonte pulmonaire telle qu'on en observe dans certains cas de tuberculose à marche rapide. A la base, il existe de la congestion simple ou peut-être un peu d’épanchement.
À gauche, les signes, sauf ceux de la base, sont presque identiques. Il existe un souffle tubaire intense franchement expiratoire qui s'entend jusque dans la région moyenne. Les vibrations sont exagérées dans toute cette région ; enfin, outre le souffle, l'oreille perçoit un retentissement de la toux et de la voix, de la pectoriloquie aphone et des ràles sous-crépitants fins, nombreux et confluents.
En résumé, là aussi, signe d’induration du sommet et ramollissement au début,
En avant, des deux côtés, quelques râles de bronchite sans aucun signe marqué d’induration.
La toux est assez fréquente et l’expectoration très abondante ne rappelle en rien celle de la pneumonie. Les crachats sont absolument purulents et présentent l’aspect nummulaire classique des crachats tuberculeux. L’examen bactériologique n’y révêle pas de bacille de Koch.
La pointe du cœur bat sous le mamelon droit ; on ne sent aucun