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battement à gauche. Le malade n’a pas eu de pleurésie autrefois, ni aucune affection thoracique, Les battements sont réguliers, pas de souffle.
Le foie est situé à droite et ne présente rien d’anormal.
Pouls, 80° par minute, normal, régulier.
Les urines contiennent de l’albumine.
30 mars. — A droite, la matité et le silence respiratoire persistent encore à la base, Dans toute la moitié supérieure du poumon l'oreille perçoit un souffle tubaire intense, inspiratoire et expiratoire, et des râles humides beaucoup plus gros que le premier jour, rappelant par leur caractère un véritable gargouillement.
À gauche, on n'entend pas de râles, mais un souffle double inspiratoire et expiratoire qui s'entend depuis la région moyenne jusqu'au sommet. Pas de bacilles de Koch dans les crachats qui sont toujours aussi abondants et franchement purulents.
6 avril. — L’expecloration purulente est devenue moins abondante et les crachats présentent une assez grande quantité de mucus mêlée au pus ; ils sont beaucoup plus aérés que les premiers jours. Les signes d’auscultation du début ont fait place à des signes franchement cavitaires.
La moitié supérieure des deux poumons en arrière présente à l’auscultation un double souffle inspiratoire et expiratoire, de timbre franchement caverneux, accompagné de gros râles humides éclatant dans l'inspiration aussi bien que dans l'expiration et présentant le timbre spécial propre aux gargouillements Cavitaires. Aux deux bases on n’entend que des râles humides Sous-crépitants inspiratoires. L'état général, malgré les signes cavitaires, se maintient excellent : le malade n’a pas de fièvre, l'appétit est con servé, le malade n'a pas maigri, ni perdu ses forces et déclare volontiers qu’il ne se sent nullement malade.
23 avril. — Le malade est ausculté avec soin tous les jours : les signes cavitaires persistent avec les mêmes caractères et la même intensité formant le contraste le plus frappant avec l'état général] qui reste excellent.
Le malade demande avec insistance depuis plusieurs jours à quitter l'hôpital, Les crachats sont d’ailleurs toujours aussi abon -
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dants et franchement purulents; mais la recherche des bacilles de Koch, pratiquée une troisième fois reste négative.
« En résumé, disent MM. Chatin et Collet, il s’agit d’un jeune homme qui, n’ayant aucune tare tuberculeuse dans ses antécédents hériditaires et personnels, a présenté, quelques jours après le début d’une affection thoracique aiguë, des signes stéthoscopiques suivants simulant à s’y méprendre des lésions cavitaires : diminution considérable de la sonorité, exagération des vibrations vocales, souffle caverneux et gargouillement. Si l’on ajoute, que ces signes avaient leur maximum d'intensité dans la région des sommets et s'accompagnalent de râles sous- crépitants dans les deux tiers inférieurs, on conviendra que le diagnostic de fonte purulente du poumon dû à une tuberculose à marche rapide devait presque s'imposer. Mais l'absence de dyspnée, l’absence de fièvre et l’examen des crachats purulents, négatif à trois reprises différentes, au point de vue des bacilles de Koch, devait faire écarter cette hypothèse.
« Des deux observations qui précèdent, une seule a reçu le contrôle de l’autopsie, mais nous croyons que le malade qui fait l’objet de la seconde a quitté l'hôpital dans un état qui ne permet aucun doute sur l’absence de tuberculose. En effet, son état général était tout à fait satisfaisant, il n'avait pas de fièvre, l'appétit était revenu, le malade avait même engraissé. Il est impossible d'admettre qu’une tuberculose à marche aussi rapide et accompagnée de signes cavitaires intenses, d’expectoration nummulaire, se fût comporté de la sorte. De plus, l'examen bactériologique des crachats absolument purulents,
CD examen nécatif à trois reprises différentes, renverse com plètement cette hypothèse. |
€ Nous avons donc bien affaire à deux cas de grippe dont la Symptomatologie simulait à S'y méprendre celle d’une tuberculose à marche rapide, » |