‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 29 sur 41 · ENT · texte numérisé non relu

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où les râles muqueux sont abondants tout en bas. En avant, la poitrine est un peu bombée ; la sonorité est exagérée, emphysémateuse aux deux sommets; la respiration, rude à droite, est un peu obscure à gauche et s'accompagne de quelques ronchus. Le teint est cachectique. Pas de ganglion dans la région inguinale. Le malade se plaint d’un peu de douleur au creux épigastrique; il] ressent une vive douleur dans la région œsophagienne en mangeant et en buvant. En enfonçant profondément la main sur la grande courbure de l'estomac, on la sent un peu dure, La région du foie est sensible surtout du côté du lobe gauche. L’œdème a augmenté sur la main et le bras droit ; il est resté stationnaire à gauche, on remarque une légère bouffissure du visage.

La température s'élève à 39°7 le matin du 3 février. Albumine dans les urines.

Le 11 février, les râles sont plus gros à la base droite, et les ronchus dominent, A la base gauche, il persiste un foyer prévertébral de râles muqueux.

La température qui était redevenue normale depuis le 4 février, s’est élevée jusqu’à 8925 le 16; mais le lendemain elle était redescendue au-destous de 37 degrés et pendant tout le reste du mois de février et les mois de mars et avril, elle a oscillé entre 36°6 et 38°5. Pendant ce temps, l’état reste à peu près stationnaire et va plutôt s’améliorant.

Un examen des crachats le 28 février, ne montre pas de staphylocoques et de bacilles de Koch, mais de nombreux leucocytes.

10 avril. — L'état général s’est un peu amélioré, le malade a de l'appétit et l’expectoration est moins abondante, mais toujours très purulente. Toujours matité aux sommets et aux bases, quelques râles sous-crépitants dans les fosses sus-épineuses, et des râles sous-crépitants humides dans les deux tiers inférieurs du poumon gauche. Du côté droit les râles sont très peu nombreux. L'œædème qui s'était dissipé peu à peu n’a pas reparu.

Le malade s'améliore, cependant les signes stéthoscopiques précédents s'accentuent le 4 mai; le lendemain, 5 mai, la température s'élève à 39°6, on constate en même temps une petite poussée con-

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gestive qui dure jusqu'au 12 mai ; des phénomènes du même genre se reproduisent le 27 du même mois.

Enfin les accidents diminuent ; le 5 juin on constate encore des râles muqueux aux deux bases, surtout à gauche, où ils remontent jusqu'au milieu du poumon; la température est redevenue normale le 17 juin, le malade sort de l'hôpital dans un état de santé relativement bon. L’examen du poumon ne permet plus que la percep tion de quelques râles secs aux deux bases.

À noter la marche traînante de cette maladie. La pneumonie qui paraissait franche au début, se dissémine en ilots séparés,s’accompagne de pleurésie, de congestion des sommets avec prédominance d’un côté. La sortie ne peut être autorisée que le 21 juin. Toutes ces complica tions, ainsi que la longue durée de la maladie, justifiaient le doute ct exigeaient l'examen microbiologique des crachats, qui d’ailleurs a été négatif.

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