‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 28 sur 41 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

Aucun renseignement sur ses antécédents héréditaires, sauf que son père et sa mère sont morts à un âge avancé.

Jaunisse il y a vingt-deux ans, coliques de plomb l’année dernière.

Tousse depuis trois mois ; il n’a pas remarqué qu’il devenait plus maigre, n’a pas eu de fièvre ni de sueurs nocturnes.

Mardi dernier, il ressentit tout à coup une douleur violente dans le dos et le côté gauche, fut pris de plusieurs frissons successifs et d’une fièvre intense, la dyspnée devint de plus en plus grande, il se mit à tousser et expectora quelques crachats sanguinolents.

A son entrée, dyspnée, toux fréquente ; crachats verdâtres, non striés de sang ; siurs abondantes ; température, 88° 8. Douleur vive à la base du jo mon gauche.

A l'examen du thorax: Rien de particulier à l'inspection. — On note un peu d’exagération des vibrations thoraciques des deux côtés enarrière et leur absence aux deux bases. -— Matité aux deux bases; submatité dans tout le poumon gauche et matité plus marquée à la hauteur de l'aisselle du même côté ; à droite, légère submatité au sommet, et sonorité à la partie moyenne du poumon. — À l’auscultation, on entend des frottements très nets surtout marqués à l'inspiration, dans toute l’étendue du poumon gauche en arrière. Vers la pointe de l’omoplate, on perçoit un léger souffle à la fin de l'inspiration, il y a de la bronchophonie légère dans l’aisselle, mais pas de pectoriloquie aphone. Dans le poumon droit, en arrière, on trouve de légers frottements à la base; la respiration est normale ailleurs, En avant, il n’y a rien à noter.

Les bruits du cœur sont normaux, et l’urine ne contient pas d’albumine.

Le 11 janvier, les vibrations thoraciques qui étaient abolies hier à la base du poumon gauche, sont perçues aujourd'hui, et même exaltées. De gros râles sous-crépitants persistent à la base du poumon gauche. On constate du souffle bronchique dans l’espace prévertébral au niveau de l'angle interne de l’omoplate et des râles sous-crépitants fins à ce niveau. Il semble que la pneumonie ait une marche envahissante de bas en haut. Il existe de la pecto-

riloquie aphone à l'endroit où le souffle prend le caractère tubaire. Les crachats sont rouillés, visqueux, très adhérents au crachoir. La température aujourd’hui est de 38° 9, elle s’est élevée jusqu’à 39° 7, le lendemain de son entrée.

Le 16 janvier, du côté gauche, il y a persistance des râles muqueux de divers calibres, ils sont disséminés par foyers dans toute la hauteur du poumon; du côté droit, des râles sous-crépitants profonds sont perceptibles. Aux deux sommets, l'inspiration est très soufflante surtout à droite, en avant sous la clavicule, mais il n'y a de souffle nulle part ailleurs, — La pectoriloquie aphone a cessé d’être nette au niveau précédemment indiqué.

La température, qui était redescendue à 37 degrés, remonte le 18 janvier à 39 degrés et s’y maintient encore le 19. Le malade se cachectise, ne mange pas. Il présente un léger œdème des membres inférieurs; on ne note rien d'anormal au cœur. — Au sommet gauche, en arrière, on entend dans la profondeur des râles muqueux et une respiration soufflante. A l'examen des crachats, on ne trouve pas de bacille de Koch, mais il existe des pneumocoques et des staphylocoques.

Le 23 janvier, outre l’anasarque peu prononcé, mais généralisé, on constate à la pointe du cœur un souffle très limité, presque un piaulement au premier temps. La température qui, le 20, était descendue à 37 degrés, semble remonter graduellement,

Le 30 janvier, la respiration est un peu obscure dans les deux tiers supérieurs des deux poumons, on y entend quelques râles de bronchite. Aux deux bases, il existe des bruits ressemblant soit à des frottements, soit à des craquements.

2 février. — En arrière, vibrations thoraciques un peu exagérées à la base gauche; submatité au même point et au sommet droit. Au sommet gauche, respiration normale, mais un peu rude à l'expiration ; de ce même côté, à la base, on entend sous l'oreille des froissements fins, des craquements, des râles ou frottements que la toux ne modifie pas; il n’y a pas de bronchophonie à la base, il en existe, au contraire, dans les deux tiers supérieurs du poumon. Au sommet droit, respiration très rude aux deux temps, bronchophonie. La respiration est également rude à la base droite,

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