‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 40 sur 41 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Traitement.

Evitant de répéter tout ce qui a été dit sur le traitement de la grippe en général, sur la prophylaxie de cette affection, nous devons nous mettre en face d’un individu présentant la forme pseudo-phymique, et nous demander s'il faut le traiter comme un phtisique? Non, car il s’agit ici d’une affection catarrhale que l’on combattra par les moyens appropriés.

Dès qu’une localisation pulmonaire se sera manifestée par des signes physiques, on agira directement en faisant de la révulsion : ventouses sèches ou scarifiées, huile de croton, pommade stibiée, teinture d’iode, vésicatoires volants et répétés avec prudence. Graves les évitait et recommandait des fomentations pratiquées avec de l’eau très chaude sur la région trachéale et sur la poitrine.

Contre une toux pénible, quinteuse, spasmodique, les narcotiques et antispasmodiques trouveront leur emploi : extrait thébaïque, sirop diacode, belladone, aconit.

Les émollients peuvent dans certains cas être utiles : ainsi le looch huileux, le sirop de tolu, etc.

On aura fréquemment recours aux antiseptiques tels que l’eucalyptol, le salol. Mais on évitera la créosote qui pourrait favoriser les poussées congestives du poumon.

Pour tarir ou modifier une sécrétion bronchique trop abondante, le tanin rend de grands services.

Quant à l’état général, le lait d’ânesse, l'alcool et les toniques sont absolument indiqués dans une maladie qui souvent déprime considérablement l'organisme entier.

Quelquefois les injections sous-cutanées de caféine et d’éther seront d’un utile secours.

Dans les formes sufflocantes, chez les pléthoriques, une saignée pourra produire une bienfaisante déplétion. Les purgatifs sont utiles.

. Enfin, contre l’hyperthermie, ies bains, le sulfate de quinme, lantipyrme sont des moyens efficaces. Les phénomènes pulmonaires ne sont pas une contre-indication aux bains tièdes.

Une fois les gros accidents passés, il importe de surveiller avec attention la convalescence, afin d'éviter les rechutes, Les différents excitants pourront trouver leur emploi; ainsi les amers, le quinquina, les préparations arsénicales, les frictions alcooliques stimulantes. Ne pas oublier que les déplacements brusques, quel que soit l’endroit choisi, ont souvent une influence très active sur la terminaison heureuse de la maladie. )

Enfin certaines eaux minérales sont recommandées pour les convalescents ayant conservé une susceptibilité bron chique particulière : ce sont les eaux arsénicales du massif d'Auvergne, les eaux de la Bourboule, Royat; ou les humages sulfureux des thermes pyrénéens, de Luchon par

exemple.

Page 1