‹ Etude combinée de la coagulation et de la sédimentation du sangChapitre 3 sur 18 · À MES MAITRES · texte numérisé non relu

À MES MAITRES

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Introduction

« Il n’y a pas de maladies, il n’y a que des malades. »

Cet adage a conservé de nos jours toute sa valeur.

Organisme d’une part, agent pathogène de l’autre créent un conflit dont les caractères et l’allure — analysés par le clinicien — forment la base même de la thérapeutique rationnelle et efficace.

Si le diagnostic suffit pour traiter et quelquefois guérir, il est des cas nombreux où ce dernier but exige du praticien un examen plus attentif du malade et infiniment plus de doïgté et de sens clinique. Aussi, s'attacher à toujours mieux déterminer la réaction organique, à apprécier l’importance du facteur pathogène, dans le cas de maladie, ou de la lésion, dans le cas d’affection, à interpréter plus sainement les résultats du traitement, tel doit être le but de l’homme de l’art s’il veut : « mieux connaître son malade, pour mieux le guérir ».

Etudiée depuis longtemps et exclusivement, à l’origine de la médecine, la réaction organique se signale par des symptômes généraux comme le frisson, l’irré-

gularité de répartition de la chaleur à la surface du corps, et des symptômes affectant l'appareil plus particulièrement en cause, comme la dyspnée dans la pneumonie. Mais la température cutanée (chaleur de rayonnement), la moiteur de la peau (évaporation cutanée), pour ne citer qu'eux, sont des signes difficiles à apprécier et seulement avec une longue habitude ; on retire déjà plus de bénéfices de l'accélération des grandes fonctions mais il faut en arriver à l’emploi du thermiomètre médical pour déterminer d’une manière vralment objective l'intensité de la réaction. Suffisante dans la majorité des cas, la thermométrie présente quelques inconvénients ; sans compter les cas où l’asthénie du sujet amène l’entr'ouverture permanente ou intermittente de l’anus et fausse les résultats, la température du corps varie essentiellement avec la chaleur extérieure. Il faut en outre éviter de la prendre après l’abreuvement et le travail et tenir compte de l’âge, de la tonte, du moment de la journée. Mais le manque de parallélisme parfois constaté entre la température et les symptômes généraux ou locaux tient surtout à l’action du système nerveux (fièvre de denütion ; manque d'adaptation des réflexes périphériques vaso-moteurs chez les jeunes et les vieux sujets) et à l’action des toxines dont certaines sont thermogénétiques et d’autres apyrétiques. C’est ainsi que l’on constate l’absence de température. dans certains empoisonnements par les végétaux (Canior, LEsBouy- RIÈS et Riès), dans les coliques d’obstruction (Racer), dans l'eczéma, dans quelques cas de typhoïde chez l’homme (Acner-Dupois) où l'imprégnation toxique des humeurs est indéniable. Dans la piroplasmose les accès thermiques ne coïncident pas toujours avec les

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