‹ Étude comparative de la symphyséotomie et de l'opération cézarienne conservatriceChapitre 7 sur 28 · CRE · texte numérisé non relu

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cheurs préféraient-ils avoir recours à l'opération fœticide, plutôt que d'exposer la mère aux plus graves dangers.

Pendant toute cette période la symphyséotomie était tombée dans l'oubli le plus profond. Elle en fut tirée par l’école de Naples sous l'influence de GazBrarr, de JacoLUCCI, et de Morisant.

Morisani se fit le porte-parole et le champion de la symphyséotomie renaissante. En 1881 au congrès international de Londres, en 1886 au congrès de Rome, en 1888 à Naples il communique le résultat de ses opérations et conseille sa méthode. Enfin, en 1891, 1l envoya son ancien assistant Spinelli à Paris afin de plaider sa cause auprès des accoucheurs français.

SPINELLI ne tarda pas à convaincre M. Piarp, quand il l'assura que la mortalité infantile pouvait être réduite à 0, et que les femmes opérées à Naples ne conservaient du fait de l'opération aucune des infirmités que les classiques imputent à celle-ci. Des recherches anatomiques furent entreprises par FaRABEUr et VARNIER qui démontrèrent qu'après la section de la symphyse, les pubis pouvaient être écartés de 6 centimètres sans déchirer des ligaments, et que cet écartement agrandissait le bassin dans de notables proportions.

M. Prnarp prend alors en main la cause de cette opération tombée en désuétude pendant plus d’un demisiècle, et le 7 décembre 1891 il professe sa première leçon sur la symphyséotomie, dans laquelle il déclare que grâce à celle-ci « la vie de bien des femmes et des

; 5 enfants sera sauvegardée, et que les accoucheurs n'au-

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ront plus à s'imposer le supplice de broyer des enfants pleins de vie qu'ils ont mission de sauver. »

Une période d'engouement commença, analogue à celle qui avait accueilli la première apparition de la symphyséotomie. On crut avoir trouvé le moyen héroïque qui permettrait de terminer heureusement tous les accouchements dans les bassins rétrécis. Sans compter que l’antisepsie étant apparue, tous les résultats devaient être parfaits. On fut bientôt symphyséotomiste à outrance. Mais quelques voix autorisées firent remarquer que la symphyséotomie n’était pas une opération facile, sans danger et de pratique courante, mais qu'elle exposait aussi à des mécomptes.

La querelle des anciens symphysiens et des anciens césariens devait renaître. La lutte, beaucoup plus courtoise qu'au siècle dernier, continue encore.

En effet l'opération césarienne, bénéficiant en quelque sorte du regain d'actualité qu'obtenait la symphyséotomie, donnait lieu à de nouvelles études. En 1882, KEHRER à Heidelberg et SxnxGer à Leipzig, publièrent leurs travaux sur la section césarienne avec conservation de l'organe. C'est même SxNGEr qui pour la première fois sutura la plaie utérine qu’autrefois on abandonnait à ellemême dans l'utérus. LéoPoLn a recours au décollement du péritoine avant de faire des sutures. Frirscn indique lincision transversale sur le fond de l'utérus. DODERLEIN, A. HERRGOTT, OLsHAUSEN, MuLiLer et beaucoup d’autres modifient dans quelques-uns de ses temps la technique opératoire, bref de nombreux auteurs s’ingé-

nient à employer des moyens qui ne concourent qu’à

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assurer le succès de la césarienne et à lui faire donner d’'heureux résultats.

Cependant les discussions continuent sur la valeur respective de ces deux opérations, les uns optant franchement pour la symphyséotomie, les autres inclinant vers la césarienne. C’est ainsi qu'au congrès international de Rome en 1894, Morisanr de Naples, LéoPorp de Dresde, Sæncer de Leipzig, Zwetrez de Leipzig, M. Vannier, discutent sur la valeur des deux opérations.

Au congrès de Moscou, 1897, les discussions continuent. Au congrès d'Amsterdam en 1899, MM. Pinarn, LéopoLb, PEsrarozza de Florence, Faucourr-BaRNEs de Londres étudient la valeur comparative de la craniotomie, de l'accouchement prématuré provoqué, de la symphyséotomie et de la césarienne.

La Société obstétricale de France en 1899, avec CHARLES de Liège, Bar, Rossi, FOGHIER et M. Bupix, étudient la conduite à tenir dans les différents cas de rétrécissement du bassin.

En terminant la discussion de cette Société, M. Bupin disait : « Il semble qu’il y ait eu.trois périodes pour laj symphyséotomie. Au siècle dernier, après sa découverte il y eut d’abord un engouement considérable, mais le nombre des décès fut tel qu'on y renonça.

« En 1881, après les résultats publiés par Morisant, au congrès de Londres, on crut que cette opération allait revivre. Morisant resta presque seul à la pratiquer à

Naples. | « Après les travaux de BoucnacourT, de MANGIAGALLI

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