A) SUITES IMMÉDIATES
a) Les hémorrhagies dues aux déchirures des plexus vésicaux qui se rompent par distension au moment de l’écartement des pubis et aux déchirures des Corps caverneux du clitoris. (Observation n° 7, statistique de Boissard : cas s étant terminé par la mort).
b) Les déchirures de la paroi antérieure du vagin etde la vulve, communiquent ou non avec la plaie symphysaire et par suite menacent de l'infecter. Cette complication est notéeune fois sur 23 dans la statistique de Bar, et huit lois sur 23 dans la statistique de Pinard, (Observ. 3, 4, ñet0). ,
c) Les déchirures et éraillements de l'urèthre et les déchirures de la vessie dans la proportion de 3 p. 100 d'après Bar. Ces lésions amènent la création de fistules vésicovaginales dont le traitement chirurgical estsouvent difficile, elles sont d'ailleurs causes d'accidents urinaires infectieux.
En outre, indépendamment de l’incontinence d'urine produite par ces différentes solutions de continuité, existe, quelquefois, une incontinence d'urine permanente ou passagère, sans fistule, par trouble fonctionnel de la vessie,
d) Le choc opératoire est considéré comme très sérieux par Focuier. (Soe. Obst. de France 1899). Lepace en
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relate deux cas dans sa dernière statistique parue en octobre 1900.
B) Suites ÉLOIGNÉES.
Ce sont des troubles de la marche et des troubles urinaires dus à des fistules persistantes et que le chirurgien na pas pu fermer. Les pubis restent écartés après Ja symphyséotomie. Cet écartement est constant et assez marqué. Cependant VarniEer, dans son rapport au congrès de Moscou prétend que dans aucun des bassins symphyséotomisés à la ciinique Baudelocque, il n'avait constaté cet écartement.
D'autre part l'écartement trop prononcé des pubis produit le plus souvent, dans les articulations sacro-iliaques, des entorses dont la gravité est plus ou moins grande suivant les cas ; quelquefois même les ligaments sont com- plètement disjoints, et on observe alors un véritable diastasis de larticulation. Ces plaies articulaires sont la cause déterminante d’arthrites où de douleurs plus ou moins vives amenant de la parésie des membres inférieurs.
Sans aller jusqu'à dire, comme certains l'ont fait, que = toujours les troubles de la marche existent et que quelquelois l’impotence fonctionnelle est complète, on peut cependant affirmer d’une façon certaine que dans les bassins symphyséotomisés, la restauration fonctionnelle n’est
jamais parfaite