‹ Étude comparative de quelques porphyroïdes françaisesChapitre 10 sur 96 · II. — Variétés des porphyroïdes · texte numérisé non relu

II. — Variétés des porphyroïdes

C'est sur le gisement des forges de Mairus, près Deville {gite 1 de M. Gosselet) que s’est surtout concentrée l'attention des géologues. On y trouve l’hyalophyre massif, l’hyalophyre schistoïde et l’albite phylladifère de Dumont.

La variété massive est un magnifique porphyre à gros cristaux de microcline atteignant souvent 10% de plus grand diamètre et à phénocristaux plus petits d’albite et de quartz, répartis dans une pâte gris foncé.

La variété schistoïde contient les mêmes éléments, mais les phénocristaux de microcline sont brisés et fragmentés, et les quartz sont étirés; la pâte est toujours gris foncé, mais schisteuse. Cette variété constitue le type des porphyroïdes ardennaises.

Elle confine à l’albite chloritifère dont la pâte, également schisteuse, est gris verdâtre et qui contient encore quelques cristaux d’albite et de quartz, mais plus du tout de microcline.

Actuellement le mur de soutènement de la voie du chemin de fer cache les contacts directs de l’albite chloritifère avec les schistes. Cependant on trouve cà et là des blocs d’une roche schisteuse grise contenant quelques cristaux de quartz. On peut facilement concevoir le passage de ce dernier terme au phyllade sériciteux ordinaire; on lobserve d’ailleurs

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dans la tranchée même du chemin de fer (gîte 2 de M. Gosselet).

J'insiste sur le fait que ce gisement contient un type massif et un type schisteux de composition minéralogique identique. Je distinguerai dans la suite plusieurs types de porphyroïdes, choisis dans les différents gisements de la vallée, mais toujours on trouve les équivalents massifs et schisteux de ces types.

Si actuellement il règne la légende que la caractéristique des roches porphyroïdes de la vallée de la Meuse est d’être schisteuses, c’est que le caractère schisteux est celui qui tout d’abord a frappé les observateurs, leur à paru le plus inexpliquable et sur lequel ils ont concentré toutes leurs discussions.

La chance d’ailleurs les avait mal servis en les faisant tomber, aux forges de Mairus, sur un des gisements qui présentent le maximum de complication. On peut en juger : des cristaux de microcline qui paraissent roulés, une pâte qui avec les idées de l’époque est caractéristique d’un sédiment ; à côté de cela des cristaux d’albite à arêtes vives et une variété de pâte qui a la dureté de celle d’un porphyre: et en plus une roche exceptionnelle, l’albite chloritifère, à laquelle, semble-t-il, passe la porphyroïde et qui elle-même passe au phyllade franc : c’est plus qu'il n’en faut pour obscurcir la question.

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