‹ Étude comparative de quelques porphyroïdes françaisesChapitre 22 sur 96 · I. — Description macroscopique · texte numérisé non relu

I. — Description macroscopique

Blavier avait nommé stéatite la roche appelée maintenant blaviérite; c'est à Munier-Chalmas qu’on doit sa dénomination actuelle.

La blaviérite telle qu’on la trouve à la carrière de La Biochère, près Changé, est une roche tendre, douce au toucher, blanche, grise, verte, rose ou même noirâtre, contenant des grains de quartz. En d’autres gisements, sur la rive droite de la Mayenne, dans la même pâte, à côté des mêmes grains de quartz, il y a cà et là des taches blanches parallélépipédiques qui sont des sections de feldspaths très décomposés.

En général, la blaviérite possède une certaine fissilité due à l'orientation des lamelles de séricite qui composent sa pâte.

La blaviérite contenant des cristaux de quartz et de feldspath au sein d’une pâte sériciteuse, située comme un terrain stratifié entre d’autres terrains sédimentaires, se classe naturellement comme porphyroïde.

Grâce à l’obligeance de M. OEhlert, j'ai pu visiter les prineipaux affleurements de blaviérite des environs de Laval.

Les gisements qui présentent le plus d’homogénéité sont situés au nord de Laval, dans les environs de Changé : à l’est de ce village on trouve la blaviérite à la carrière de La Biochère ettraversant la Mayenne jusqu’à la Courtillerie à l'Ouest. Elle occupe constamment le même niveau stratigraphique. Située immédiatement au-dessus du grès à Orthis Monniert, elle est surmontée des premières couches du Carbonifère inférieur.

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