VI. — Conclusions
Les conditions de gisement de la blaviérite et sa nature pétrographique nous ont permis de conclure qu’elle était une rhyolite épanchée au commencement de l’époque carbonifère.
D’autres faits viennent d’ailleurs étayer cette hypothèse :
En quelques points, dans les gisements de blaviérite qui avoisinent les dépôts du Culm, celle-ci prend un aspect bréchoïde. De la pâte même de la blaviérite on peut détacher de petits morceaux anguleux de nature pétrosiliceuse, qui sont minéralogiquement analogues à certaines portions de blaviérite, mais ne contiennent pas de quartz bipyramidés : ils ne sont pas roulés; on ne peut mieux faire que de les comparer à des produits de projections volcaniques, lapillis et petites bombes qui sont tombés sur la partie supérieure de la coulée encore en fusion et à laquelle ils se sont agglomérés.
La même roche, à lapillis, contient encore d’autres enclaves qui méritent d’être signalées. Ce sont de petits fragments verdâtres, riches en quartz, grenu, en muscovite et en tourmaline. Ce sont soit des morceaux d’une granulite à tourma-
(1) Cf. JANNETAZ, Sur la paragonite schistofibreuse de Change (Mayenne) (B. S. G., 3° sério, t. X, 1881-1882); Sur une roche de pinite de Changé (Mayenne) (B. S. M., t. II, 1880).