II. — Origine
Le seul examen microscopique ne permet pas de conclure à leur origine. On peut considérer la roche de Puybelliard comme une roche épanchée, la structure de sa pâte rappelant beaucoup celle de laves acides dévitrifiées : mais rien ne s'oppose non plus à ce qu’on la considère comme un dyke qui n'aurait jamais vu le jour.
On trouve à La Châtaigneraie des fragments de pegmatite composée de quartz et d’orthose emballés dans le microgranite, tout à fait semblables aux pegmatites qui traversent le microgranite de Genis (Corrèze) et avec lesquels nous les croyons avoir beaucoup de rapport. On pourrait en conclure que, comme à (renis, ces microgranites sont filoniens; mais, s'ils ont cette origine à La Châtaigneraie, ils peuvent avoir une origine différente à Saint-Vincent ou à Puybelliard.
Dans tous les cas il n’y à aucune comparaison à faire entre ces roches et des tufs. Les éléments constitutifs sont dis-
Es MES
posés de la même façon que dans les roches éruptives les plus typiques, et il leur manque le caractère détritique des éléments qui apparaît toujours dans les tufs.
Ces microgranites, laves ou roches intrusives, sont situés au milieu de schistes sériciteux; mais la séricite qu'ils contiennent et à laquelle ils doivent leur structure de porphyroïde est, comme nous l’avons montré, de développement se-. condaire et postérieur aux actions mécaniques quils ont subies.
La séricite se produit dans la pâte et dans les phénocristaux; mais, quand il existe ensemble de l’albite libre et de l’albite de substitution, cette dernière échappe souvent à la transformation.
III. — Remarque sur les filons de quartz de La Châtaigneraie.
Au contact de ces microgranites on trouve des filons de quartz. Ces filons donnent à la topographie de la région, spécialement vers La Châtaigneraie, un aspect tout particulier. Ayant plus résisté aux agents atmosphériques que les schistes au milieu desquels on les trouve, ils ont l'aspect de hautes murailles et sont visibles de très loin.
On pourrait être tenté de croire qu’ils ont quelque rapport d’origine avec les microgranites en question. Il n'en est rien. On reconnaît qu'ils sont constitués par des grès transformés par place en quartzite. Ge sont des roches franchement clastiques qui contiennent parfois des débris de tourmaline. La remise en mouvement de la silice a produit leur quartzification, augmentant ainsi leur résistance et par place produisant les gros rognons de silice qui ont contribué à faire supposer une origine filonienne. C'est là un phénomène bien connu sur lequel il est inutile d'insister.
dr de