I. — Diversité de leur origine
On peut se convaincre, à la lecture des pages qui précédent, de la diversité d'origine des porphyroïdes.
Si l’on excepte la roche de Saint-Pierre-du-Chemin que ses caractères rapprochent plus d’une brèche que d’une porphyroïde, on peut constater que la nature porphyroide des autres roches décrites n’est pas un caractère originel de celles-ci.
En effet, nous avons pu différencier des granites, des microgranites et des rhyolites, c’est-à-dire des roches de profondeur et des laves qui toutes ont été primitivement massives et dont la schistosité ne s’est produite que bien après l’époque de leur consolidation.
Toutes ces roches sont de la famille granitique, mais cela
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résulte avant tout de ce que nous n’avons considérè comme porphyroïdes que des roches à phénocristaux de quartz et de feldspath. Le microscope nous a toujours permis d'y découvrir en plus des cristaux de biotite le plus souvent fort altérés.
En outre, nous avons reconnu l'existence de lamelles de séricite et nous avons vu que l'orientation de ces lamelles déterminait la schistosité de certaines porphyroïdes en même temps qu’elle était toujours la cause de l'aspect sédimentaire de la pâte de celles-ci. Or, la séricite n’est pas à proprement parler un minéral de magma granitique, et, puisque sa présence motive la raison d’être même des porphyroïdes, c'est sur elle que nous allons surtout porter notre attention