II. — Porphyroïdes du bassin d’Ancenis
Si la porphyroïde de Gouarec est relativement peu sériciteuse, les porphyroïdes du bassin d’Ancenis le sont extrémement.
Je dois à l’obligeance de M. Welsch d’avoir pu en examiner un échantillon : c’est une roche de couleur verte qui contient des phénocristaux de quartz très corrodés et de feldspaths. Au microscope on y reconnaît encore de la biotite en grande quantité.
Les feldspaths sont de deux espèces, des orthoses et des albites.
Tous ces phénocristaux baignent dans une pâte riche en séricite, mais qui dans les portions peu sériciteuses a l'aspect caractéristique d’un verre dévitrifié. À première vue d’ailleurs pour peu qu’on ait l'habitude de l'étude des plaques minces on reconnaît avoir affaire à une roche franchement volcanique.
Le caractère le plus intéressant de cette porphyroïde est la grande abondance de la séricite.
À un faible grossissement on reconnaît que la plaque de roche est sillonnée de canaux ramifiés plus ou moins larges remplis de séricite et qui la traversent dans le sens de la schistosité. Ces canaux traversent les quartz, les orthoses et les albites. es
A côté de ces canaux sériciteux, il y a d’autres séricites qu’on trouve dans les îlots de pâte compris entre ces canaux et en lamelles isolées ou groupées au sein des cristaux d'albite. La séricite n'apparaît jamais de cette façon dans les quartz. Quand il y en a dans les plages d’orthose elle tient partiellement la place d’un cristal d’albite inclus dans cette orthose. Nous aurons bientôt à utiliser ces quelques remarques,
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Les porphyroïdes de la Loire sont extrêmement voisines, comme aspect, de la blaviérite de la Mayenne. Ce sont comme elle des roches d’épanchement, d’un autre âge cependant puisqu'elles datent du Silurien moyen.
On a décrit encore bien d’autres porphyroïdes. Nous nous sommes limités aux quelques types précédents qui sont assez classiques et qui nous ont paru assez caractéristiques pour permettre de tirer de leur étude des conclusions précises.