‹ Étude comparative de quelques porphyroïdes françaisesChapitre 64 sur 96 · III. — Remarques sur ces analyses · texte numérisé non relu

III. — Remarques sur ces analyses

Le Tableau des analyses montre avec évidence l'existence de deux pôles : l’un très sodique où le pourcentage de soude peut atteindre 6,8 alors que le pourcentage de potasse n'est que 0,3; l’autre potassique où la potasse peut dépasser 4,4 pour 100 et la soude baisser au-dessous de 4 pour 100.

Entre ces deux pôles existe un type moyen qui contient 3,4 pour 100 de K?0 et 4,1 pour 100 de Na?0.

Ce type moyen ne contient pas de muscovite ; il est voisin d’un type idéal dans lequel aucune albitisation ne se serait produite.

L’albilisation du microcline, quand elle est complète, est accompagnée de l'élimination de la potasse; on est ainsi conduit à se demander sous quelle forme et en quel lieu cette potasse a pu se fixer.

Nous avons vu que dans certains cas le microcline se pseudomorphosait soit partiellement soit presque complètement en muscovite: nous sommes amenés à en conclure que la potasse venant de la transformation des microclines se fixe à l’état de muscovite, et comme corollaire que la muscovite de la pâte des types à albitisation faible tire sa potasse des microclines des types à albitisation complète.

En d'autres termes, la potasse des microclines complètement albitisés quitte en grande partie la région où a eu lieu l'albitisation et va se fixer à l’état de muscovite dans la pâte des types où l’albitisation est nulle ou faible.

Dans les parties de la roche où il n'y a pas de muscovite et où l'albitisation est faible, on constate que la teneur en soude eût été suffisante pour produire l'albitisation complète des microclines.

D'autre part, les types où l'albitisation des microclines est

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