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complète (G, 3, K, L) contiennent parfois 1 pour 100 de plus de soude que les types où l'albitisation n’est pas tout durant complète (E, F, I), et ces derniers même contiennent plus de soude que le type moyen (D) où l’albitisation est faible.
De la soude à donc circulé dans le magma en voie de consolidalion et s'est amassée vers les parties où s'est produite l’albitisation, en proportion d'autant plus forte que celle-ci a été plus complète.
ILest à remarquer que la roche à feldspaths roses du ravin de Mairus qui contient de la muscovite dans sa pâte (A) ne contient pas moins de soude que le type moyen (D), d'où il suit que la potasse fixée comme muscovite ne prend pas la place d’albite dans la roche.
Si donc de la soude ne semble pas chassée des régions où arrive la potasse, on est conduit à se demander d'où vient le surcroît de soude des parties où l’albitisation est intense.
Voici ce qu’il est permis d’imaginer :
Vers le moment de la disparition des causes d’albitisation l'équilibre qui a tendu à se produire à pour effet légale diffusion de la soude dans le magma. Celle-ci s’est individualisée sous forme de cristaux d’albite libre, et c’est pourquoi l'on trouve toujours à peu près la même quantité de ceux-ci, quelle que soit la partie de la roche considérée.
Si donc il à pu se produire à l'origine des déplacements de soude vers les parties où a eu lieu l’albitisation la plus intense, cette soude s’est trouvée ramenée ensuite vers les pointsd'où elle avait été attirée; mais la vitesse de diffusion a pu être assez faible relativement à la vitesse de cristallisation de l’albite pour que dans les régions de forte albitisation il se trouve un peu plus de soude que la quantité correspondant à la transformation des microclines et à l’égale répartition de l’albite libre. ! |
A part les gros cristaux de microcline du gîte de la route à
Majirus, tousles microclines de ces microgranites ont subi un commencement d’albitisation.
Il est difficile de savoir pourquoi l’albitisation ne s’est pas partout produite avec la même intensité, et l’on peut faire sur celte question plusieurs hypothèses.
Tout d'abord, si l'on suppose le magma primitivement homogène, on ne peut penser que l'arrêt dans l’albitisation de certains microclines vienne de l'insuffisance de soude à leur voisinage, puisque, quel que soit le point analvsé, on trouve plus de molécules de soude que de molécules de potasse [exception faite toutefois pour H, mais dont la potasse vient de la présence de muscovite secondaire (séricile)].
Il n'est pas venu non plus d'un abaissement de température plus brusque en certaines régions du magma qu'en d’autres, Car il aurait dù se faire sentir au voisinage des salbandes; or, il n'y a aucune-relalion entre les condilions de gisement et l'intensité de la transformation.
Il faut supposer que l’albitisation n'a pas commencé partout en même temps et que.certaines régions se sont trouvées dans les conditions pour lesquelles toute transformation devient impossible avant qu'il se soit produit autre chose qu'un faible commencement d’albitisation : c'est le cas du type moyen (D).
On peut aussi penser que dans certaines régions le microcline s’est trouvé revenir à son état primitif de stabilité, par suile de l’arrivée de la potasse chassée des régions à albitisation complète. Ce serait le cas des types à muscovite tels que À.
D'autre part, si l’on suppose lé magma primitivement non homogène, c'est-à-dire si l’on imagine que la soude ait été concentrée dans certaines régions et ait manqué dans d’autres, on peut penser que, l’albitisation ne se produisant que là où il y a de la soude, elle à commencé beaucoup plus tôt en