‹ Étude comparative des divers traitements du cancer du rectumChapitre 12 sur 21 · TRES · texte numérisé non relu

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din à ne plus pratiquer d’autres interventions que Fanus palliatif pour le traitement du cancer du rectum, il faut reconnaître que les survies sont nombreuses et capables d'influencer la mentalité du chirurgien.

Vanverts sur 17 anus palliatifs a observé pour des cas opérables 2 survies de plus de 3 ans et pour des cas inopérables 1 survie de 3 ans et 2 de 4 ans.

Gaudier présente au Congrès de Chirurgie en 1925 des statistiques antérieurs à 1900 où l’on retrouve des survies de 3,5 et 10 ans grâce à l'anus palliatif.

Tous les chirurgiens ont à leur actif de ces améliorations quelquefois vraiment surprenantes manquant souvent, il faut le reconnaître, de vérification histologique mais qui ont réussi là où une opération radicale aurait échoué, à donner une survie appréciable.

Sur 761 cas de cancer du rectum, Maudl note 184 colostomies dont 150 définitives, les 34 autres ayant été le premier temps d'opérations radicales. Sa mortalité opératoire est de 12 % environ.

Comme résultats éloignés : après 3 ans :5 %. Ce chifire est à peu près celui des statistiques de Kutner, Christen, Grippo, Kent, Bryant, Kænig.

Hartmann avait pratiqué en 1908, 91 colostomies et il a obtenu de si bons résultats qu’il n’hésitait pas à cette époque à mettre le traitement par anus palliatif en parallèle avec l’opération radicale. La survie de ses opérés a élé en effet d’un an en moyenne avec des oscillations entre 3 mois et 3 ans. Quelques-uns de ses malades ont continué à souffrir,mais le plus grand nombre a été notamment soulagé, quelques-uns mêmes ont pu, pendant

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un certain temps, reprendre leur vie active et leurs occupations.

Parmi les malades colostomisés par Jaboulay, Mondor publie certains résultats éloignés. Les survies s’échelonnent de 2 mois à 2 ans et plus.

Des statistiques'dues à Berard, Tixier, Vallas et Villars nous montrent encore l'avantage de l’anus iliaque où la survie des colostomisés fut chez certains de 1 an 1/2 à 2, chez d’autres de 3 ans et plus.

Au Congrès de Chirurgie de 1903, A. Reverdin a signalé également 2 cas de longues survies à la suite d’anus iliaque pour néo-rectal.

Nous retrouvons ainsi dans toutes les revues chirurgicales de nombreux articles en faveur de ce traite-

ment palliatif. à

En 1924, Pribam, de Leipzig, faisant un rapport sur 320 malades traités par lui pour cancer du rectum dit

-n’avoir pu faire pour 121 d’entre eux qu'un traitement

palliatif à savoir l'anus iliaque gauche. Sur ces 121 malades traités 81 survivent de 3 à 5 ans.

Conclusions

On peut conclure avec Mondor que l'anus iliaque est le meilleur des traitements palliatifs. Supprimant Pirrilation produite par le passage des matières, il atténue et supprime les hémorragies, les douleurs, Île ténesme. Il agit comme moyen de drainage, il prévient l’infection secondaire de la tumeur provoquée par le contact incessant des matières et ainsi il met, dans une large me-

sure, le malade à l'abri des complications phlegmoneuses qui sont fréquemment la rançon terminale du cancer rectal.

Il ralentit indiscutablement la marche de la tumeur et, de plus, comme il facilite les lavages antiseptiques du segment rectal grâce à ce rôle de désinfectant, il fait disparaître les adhérences inflammatoires de la tumeur pour la rendre mobile et opérable dans des cas qui, sans lui, auraient dù être inopérables.

L’anus iliaque gauche était donc, il y a quelques années surtout, le seul traitement des cancers du rectum jugés inopérabies. Il lereste encore et de plus aujourd’hui, il reste le 4° temps de traitement dont nous allons tâcher de voir les résultats à savoir : les rayons X et le radium dans le traitement du cancer rectal.

LA RADIOTHÉRAPIE

Les publications sur les résultats de la Rœtgenthéra-

pie dans le traitement du cancer rectal sont rares. Nous empruntons cette étude à M. Schwartz. Elle a été publiée dans un rapport au Congrès de chirurgie de Paris en 1925. .

. « Les premiers résultats parus sur l’action des R. X. comme traitement du cancer rectal peuvent être résumés, dit-il, par l’opinion de Simonson de Heidelberg qui écrivait en 1913 : Les Rayons X agissent sur les douleurs et les atténuent, mais quant à la tumeur ellemême, elle n’est influencée » ;

Quelquesannées plustard en 1919 l'échec paraît moins radical. Si Roggs et Roussel demeurent pessimistes, si Pfazler en Amérique déclare que le cancer du rectum est celui qui donne le moins de satisfaction en thérapeutique et qu'il n’a jamais obtenu de guérison, néanmoins ce même auteur signale des améliorations locales, des diminutions de tumeur, grâce à la radiothérapie. Malheureusement il ne donne pas le pourcentage de ces améliorations.

En 1921 Holfelder, de Francfort, décrit ses techniques

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