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d’irradiations pour obtenir une dose aussi homogène que possible au niveau du cancer, technique qui varie suivant le siège de la tumeur. Sansdonner de statistiques il signale que dans un certain nombre de cas il y a eu disparition de tous les signes cliniques ; mais sachant “le peu de durée de ces pseudo-guérisons,ilrecommandede faire une série d’irradiations 6 mois après la disparition des symptômes. Enfin il ajoute, fort justement, que dans les cas opérables, il faut opérer.
En 1924 Stark publie l'observation de 4 cas traités aux Rayons X seuls. Un malade est amélioré de façon passagère et meurt. Un autre est amélioré 15 mois et la tumeur évolue de nouveau.
Le 4° cas a trait a une irradiation post-opératoire, le malade a survécu 2 ans. Dans son article, l’'auteurinsiste sur 2 points : à savoir d’abord sur la nécessité de l’anus iliaque pour mettre au repos la tumeur et désinfecter le rectum et ensuite sur ce fait important qu’il a faitdiminuer un certain nombre de tumeurs et rendre opérables des cas qui ne l’étaient plus.
En 1923 Pribam déclare, dans un article complètement dépourvu de statistiques, que la radiothérapie est inférieure à l’anus iliaque.
La même année Rubens-Duval et Oppert publient des statistiques où nous ne {rouvons qu’un cas traité par les rayons X seuls. Ils citent 2 autres cas rendus opérables par ce traitement.
En 1924 également, Ernst May en Amérique, après une étude sur les Rayons X dans le traitement du cancer rectal, arrive à la même conclusion que Stork et
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conseille l'application de rayons X après anus définitif pour essayer d'obtenir un résultat palliatif non négligeable ou mieux pour rendre les malades opérables. En 1925 Holfelder publie à son tour 22 cas inopérables dont 5 devenus-opérables par la rœtgenthérapie seule, En 1927 Gauducheau, de Nantes, publie une statistique de 67 malades à cancers inopérables dont {1 furent
traités par les Rayons X. Les résultats sont peu bril-
lants. L'auteur conclut qu’il ne faut s’en servir que dans un but: rendre les cas opérables.
Conclusions
La radiothérapie n’a pas donné grand chose au point de vue curatif dans le cancer du rectum. Quelques cas de guérisons apparentes avec disparition des suintements, des douleurs et des bourgeons épithéliaux suspects auraient été envisagés dans ces conditions ; mais la durée deces guérisons apparentes ne dépasse pas?ans, si bien que tout cas opérable devra être soumis à la cure radicale sans radiothérapie préalable et les Rayons X ne pourront être utiles que dans les cas inopérables où un autre traitement ne peut être pratiqué.
LA CURIETHÉRAPIE
Comme tous les cancers abordables par les moyens physiques, on devait soumettre le cancer du rectum à l'influence, si manifeste dans d’autres organes, des radiations curiethérapiques surtout pour les cancers où la chirurgie n'avait aucune chance de succès.
Et ainsi, pendant de nombreuses années, la technique radiumthérapique du néo rectal fut calquée sur celle du cancer du col utérin. On introduisit dans la lumière rectale un chapelet de tubes de radium filtrés (tubes de Dominici) de longueur égale-à celle de la lésion. Dès le début la différence dans les résultats apparut manifeste.
En 191%, MM. Delbet, Mocquot présentent 3 cas de néoplasme du rectum traité par application du radium. Le 17 malade après une amélioration fonctionnelle fut perdu de vue. Le 2° eut une légère amélioration fonctionnelle et mourut au bout de 5 mois. Le 3° eut 5 applications mais aucune amélioration ne fut constatée.
La même année le P' Bérard proclame nettement que “Ja curiethérapie avec les méthodes en cours ne lui ont jamais donné de guérison.
En 1915, Barcat se montre optimiste.
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En 1915, Dominici dit que les résultats sont purement palliatifs : les douleurs, les écoulements, les hémorragies diminuent, la tumeur regresse partiellement, mais ne disparaît jamais complètement et récidive toujours.
En 1916, Carro exprime son opinion en des termes analogues. :
En 1917, Krecke constate qu'il n’a jamais obtenu de guérison véritable. |
En 1917, Husch, à la suite d’une irradiation de cancer annulaire, provoque une régression accompagnée de sténose ; l’extirpation suivie d'examen histologique ne permet pas de déceler du cancer de la pièce opératoire.
En 1919, Shellsinger rapporte 3 cas du cancer du rectum vérifiés histologiquement, traités par une application d’un chapelet de tubes intra-rectaux, guéris depuis 1 an.
En 1921, M. Alglave rapporte également 1 cas demeuré guéri depuis À an après une application intrarectale.
En 1923, Bowing et Anderson donnent l'observation d’un malade traité par l'application de tubes intra-rectaux et opérés après ; guérison.
En 1924, le D' Laffont rapporte le cas d’une malade atteinte d’épithélioma ano-vulvaire traité par un chapelet de tube de Dominici guérie 19 mois après l’application.
En résumé, les résultats obtenus par cette méthode d'application de tubes intra-rectaux ne fournit donc que de très rares guérisons. Toute imparfaite qu’elle soit,
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cette méthode palliative est justifiable de perfectionnément.
Bien des méthodes ont été préconisées.
MÉTHODE DES TUBES NUS. — Qui donne une excellente homogénéité d'irradiation mais pas de filtration d’où formation d’une zone de nécrose provoquée par les rayons B pouvant atteindre les vaisseaux et nerfs d’où hémorragies graves et douleurs violentes.
En 1920, Janeway et Quick donnent des statistiques : sur 161 cas traités par cette méthode, il y a 14 guérisons.
Méraope pu D' CRESBON. — Il remplace les tubes nus par des aiguilles de platine chargées de radium ou d’émanations (aiguilles de Regaud) Duval et Oppert sur 15 cas. Sur ces 15 cas, il y-eut 7 décès venant 18 mois en moyenne après le traitement, il reste 8 malades vivants dont 5 non guéris et traités respectivement depuis À an, 2 ans et 2 ans 1/2, 3 malades guéris cliniquement depuis 1! an, 2 et 3 ans.
MÉTHODE pu D' Proust. — Préconise l'application de tubes filtrés par décollement rétro-rectal, tubes nombreux,ce qui assure une bonne homogénéité d’irradiation, On n’a pas de statistiques ayant trait à cette méthode.
MÉTHODE DE KELLY. — Quien plus des chapelets intrarectaux, place des appareils de surface.
Sur 200 cas suivis il a obtenu 22 guérisons. Par radium seul, sans association de chirurgie, il a traité
94 cas dont 90 inopérables, il a obtenu 8 % de guérison. Dans certains cas, l’auteur a utilisé la seule irradiation par voie externe par 4 portes d'entrée sans application. intra-rectale. Il a eu ainsi 6 % de guérison, quand il a fait en plus l’intra-rectale il a eu 11 % de guérison.
Par application de radium suivie d’ablation chirurgicale, il a traité 58 cas dont 21 inopérables ; il a eu 17 % de guérison.
Méraong pe NEUMANN et CoryN, visant spécialement les néos bas situés, Neumann et Coryn en 1924 enfin, ont décrit la méthode suivante :
a) D'abord, création d’un anus iliaque et désinfection: du rectum ;
b) 8 jours après, décollement rétro et latéro-rectal avec radiumpuncture aussi régulière qu’il est possible de le faire par aiguilles de radium contenant 0,66 de R. E. avec en plus: dose de tube de Dominici à paroi de 2 mm. de platine entouré de caoutchouc placé dans la région ganglionnaire ;
€) Puis extirpation du rectum par la suite chaque fois que cela est possible. Statistiques : 40 malades traités dont 12 opérables et 28 inopérables. Il reste sur ce nombre 9 malades vivants et 8 cliniquement guéris.
Comme on le voit la curiethérapie a donné quelques résultats. Dans « la Clinique » de juin 1927, V. Pauchet dit ceci: « Si les chirurgiens ont pour la plupart abandonné l'usage du radium, c’est parce qu'il était introduit dans la cavité interne de l'intestin; or, pour que le radium soit efficace il faut l’'employer après incision
sacrée, il faut épingler tout le canal ano-rectal dans tous les sens. Ce traitement est inoftensif ; il transforme le rectum cancéreux en 1 cylindre fibreux, arrête les hémorragies, stérilise les écoulements purulents, remonte l’état général et permet si Le sujet est opérable de pratiquer l’extirpation secondaire. Après avoir vu Neumann de Bruxelles appliquer son procédé, je l’ai adopté pour les cas inopérables des cancers ampullaires et après j'ai pu faire dans tous les cas la résection secondaire qui est alors d’une extrême bénignité. Ce procédé ne convient pas au cancer recto-sigmoïde, il doit supplanter complètement l’ancienne méthode radiumthérapique qui consiste à introduire 1 tube de radium dans le rectum ». 3
Et en 1928, Gauducheau, du Centre anticancéreux de Nantes, publiant les cas des 14 malades traités dans son centre depuis 1926 par la méthode de Neumann conclut que ce procédé est celui qui se rapproche le plus de l'idéal théorique, qu’il est facile à mettre en œuvre, qu’il ne fait courir aucun risque au malade et que ses résultats immédiats sont satisfaisants.
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STATISTIQUES DU CENTRE ANTICANCÉREUX DE RENNES ET DE LA CLINIQUE DU P: MARQUIS
Ces statistiques portent de 1924 à 1929 inclus. Nous suivrons le même plan que précédemment : nous donnerons donc les résultats chirurgicaux, ablation abdomino-périnéale, abdominale seule puis périnéale, l'anus palliatif et enfin les résultats des radiations ; curiethérapie seule n’ayant pas de cas où la rœtgenthérapieait été seule employée.
Ces statistiques ont un avantage : c’est que l’on trouve réunis là, tous les. traitements préconisés jusqu'alors pour la guérison du cancer du rectum, traitements mis en œuvre par le même chirurgien. De plus il a été pratiqué pour tous les malades un examen histologique de Ja tumeur.
J. — Ablation par voie abdomino-périnéale
Au total 4 cas :
2 cas en 1927.
2 cas en 1928.
Sur ces 4 malades ainsi traités 1 est mort des suites opératoires, les 3 autres sont vivants.
Obs. I. — Mile M... Marguerite, 21 ans.
Opérée le 25 mai 1927.
Amputation du rectum par voie labdomino-périnéale et établissement d'un anus iliaque gauche.
Abdomen ouvert, brides extrêmement marquées et fusionnant ovaire et sigmoïde. On le décolle. On recherche la première branche de la mésentérique qui se sépare en Y de la branche suivante. On lie entre les branches. On trouve des ganglions au niveau de la branche supérieure de la mésentérique section du méso. Libération du rectum d'avec l'utérus. Repéritonisation soignée. Extériorisation du bout supérieur au niveau de l'anus iliaque.
Puis 2° temps. — Ablation du bout inférieur par voie périnéale.
L'examen histologique a été fait. Suites opératoires normales.
La malade alors âgée de 21 ans est actuellement très bien -portante.
Obs. II. — Mme D... Pauline, 40 ans.
Entrée au centre anticancéreux le 15 juillet 1927.
47 Temps. — Rachi-anesthésie. — Incision pour anus iliaque et incision médiane. Section de l’anse sigmoïde après l'émergenee de la {re sigmoïdienne. Section du méso. Passage à travers la brèche iliaque de l'extrémité distale du côlon, puis revenant à la partie de l’anse sigmoïde on sectionne le méso à 2 cm. de l'intestin.
Décollement du rectum en arrière. Section des attaches du rectum avec la paroi postérieure du vagin. On sectionne les lames latérales du rectum. Après tous ces décollements,
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repéritonisation par-desssus l’ intestin abandonné dans le pelvis.
2e Temps. — Résection du coccyx. Décollement du rectum en arrière et décollement de l'extrémité terminale de la paroi vaginale d'avec le rectum. On résèque cette paroi postérieure très infiltrée. On extirpe l'intestin.
Cette malade est revue tous les 3 mois. Va très bien.
Obs. III. — Mme L... Marie, 50 ans.
Opérée le 10 juillet 1928.
Amputation abdomino-périnéale du rectum et établissement d'un anus iliaque gauche. A cette malade on a placé à la fin de l'intervention devant et de chaque côté du sacrum 6 tubes de radium maintenus par des comprésses. On a laissé
. ces tubes 9 jours. 48 m. c. d.
Malade revue. Va très bien.
Conclusion. — On a donc eu par cette méthode :
1 mortopératoire soit. . 25% 3 guérisons. Del eUn
dont 2 de 3 anset 1 de 2 ans.
Nous ne pouvons publier qu'une seule observation de can-
cer du rectum traité par la voie abdominale seule.
Obs.IV. — Mme R... Joséphine, 56 ans.
Opérée le 16 novembre 1927. Rachi-anesthésie.
1° Incision pour l'anus iliaque ;
20 Incision médiane. On repère la mésentérique inférieure. Sa première branche s'échappe isolément. Immédiatement au-dessous de cette première branche, on écrase
l'intestin et on le sectionne au thermocautère. Ligature. On
amène le bord supérieur à l'incision iliaque. On revient au bout inférieur. On sectionne le péritoine de chaque côté à
. 2 cm. de l'intestin puis on décolle à la compresse toute la
face antérieure du sacrum et du Coccyx.
. On soulève l'utérus. On. sectionne le péritoine du cul-desac de Douglas etles ailerons sacrés. On décolle le rectum du vagin et on place un fil très bas. On sectionne à # cm. audessous de la tumeur. Mikuliez et fixation de l'intestin à la brèche iliaque.
A l'examen de l'intestin on se trouvait en face d'une masse végétante, de la grandeur d’une pièce de 5 francs occupant les 2/3 de la circonférence de l'intestin.
Cette malade a guéri opératoirement. Récidive 1 an plus tard. On lui fait faire alors de la radiothérapie. Morte { ans après c'est-à-dire 2 ans après l'intervention.