‹ Étude comparative des divers traitements du cancer du rectumChapitre 15 sur 21 · SAIS · texte numérisé non relu

SAIS

4) Anus iliaque ;

2) Incision péri-rectale. Réseclion du coccyx. Section des releveurs. Décollement de la face postérieure du rectum. Adhérences de la face antérieure avec la prostate. Après ablation du rectum on place au niveau de la prostate 5 tubes de radium pendant 192 heures. 31 m. c. d.

Malade guéri. -

Nous ne possédons pas l'observation du 2° malade opéré en 14927. La technique classique fut suivie.

Ce malade a survécu 2 ans. Il est mort d'une maladie intercurrente.

En 1928 :

Sur les 5 malades opérés cette année-là par voie péri: néale, nous retrouvons 4 observations.

Obs. I. — Mme C... Jeanne, 45 ans.

Entrée le 19 janvier 1928.

1) Anus iliaque gauche ;

2) Incision classique. Résection du coccyx. Séparation du rectum de la paroi vaginale. A ce moment, légère éffraction de cette paroi. Séparation du sacrum. Ouverture du péritoine après avoir abaissé sensiblement l'anse sigmoïde de telle sorte que le bout réséqué s’étendra sur 25 cm. On fixe la brèche péritonéale à la paroi antérieure du rectum. On écrase le rectum à 4 cm. au-dessus des limites de la tumeur. . Ligatüré double à la soie. On sectionne. Mickulicz.

Maläde revue et guérie.

Obs. II. — Mme P..., Eléonore, 64 ans.

Entrée le 4 mars 1928.

4° Ahus iliaque gauche ;

2° Amputation classique du rectum.

Malade guérie,

ET Mer

Obs. III. — M. J..., Eugène.

Entré le 13 juin 1928.

4° Anus iliaque gauche ;

2° Incision péri-anale. Résection du coccyx. Rectum facile à décoller du sacrum. Mais à la face antérieure adhérences avec la prostate.

Ecrasement du rectum. Ligature au fil de soie. Section au thermocautère.

Malade actuellement guéri.

Obs. VI. — M. M..., Yves, 65 ans.

Entré le 30 octobre 1928.

19 Anus iliaque gauche.

2° Incision classique. Résection du coccyx. Dissection de la face antérieure du rectum : adbérences avec prostate et vésicules séminales. Arrivé au niveau de la vessie, il se produit

une brèche au rectum. On arrive à reprendre au-dessus et à

disséquer très loin. Après incision du péritoine on pourra enlever 25 centimètres d’intestin. Fermeture de l'immense brèche péritonéale et fixation du péritoine à l’anse sigmoïde. Mise en place de 8 tubes de radium 3 de chaque côté, et 2

médians.

Malade décédé quelques jours après l'intervention. Quand au 5° malade opéré en 1928 nous n'avons pas l'observation détaillée. Le traitement se fit comme de coutume

en deux temps.

Ce malade est actuellement vivant et bien portant.

En 1929. — En 1929, 6 malades ont été traités au Centre anticancéreux:et à la Clinique. Les observations de l'acte opératoire nous manquent. Pour tous : on a fait Panus iliaque gauche et 8 à 10 jours apres, l’ablation du rectum par voie périnéale.

Étses

Pour 2 d’entre eux on a placé après l’ablation du néoplasme des tubes de radium à cause d'infiltration de la prostate. De plus l’examen histologique de ces 6 pièces a été fait : épithélioma cylindrique. |

Sur ces 6 malades, 4 sont actuellement bien portants. Des deux autres, l’un est mort quelques jours après l'intervention, l’autre 6 mois après d'une maladie intercurrente.

En résumé sur 18 malades soumis au traitement de l’ablation périnéale avec anus iliaque gauche définitif on a :

4 morts opératoires soit 22 % ;

10 actuellement bien portants soit 55 %.

dont : 1 depuis 4 ans ; 163 ANSS AC -PACATANS Ha SET la

Sur les huit autres qui restent :

1 survie de 2 ans ; 1 » de 15 mois ; 2 y» de6 mois.

IT. — Anusiliaque gauche

Nous avons vu précédemment que le traitement pal . liatif par exellence du cancer du rectum était l’anus iliaque gauche et que ce traitement donnait parfois des survies appréciables et réndait moins pénible la période

ay FSC

terminale du cancer du rectum. Sur les 108 cas de cañcer du rectum relevés de 1924 à 1929 nous trouvons 14 malades n'ayant subi que ce traitement, soit que le patient ne voulait pas d'autre opération, soit que le chirurgien jugeait bon de s’en tenir là par suite du développement trop grand de la tumeur ou à cause de l’état général déficient du malade. Nous devons dire que si ce chiffre de 14 malades n'ayant pu être que colostomisés paraît énorme (sur 108 cas) il ne faut pas oublier que les malades se présentant au centre anticancéreux sont particulièrement avancés.

En 1994. — 2% malades colostomisés :

1 a survécu 2 ans ; L'autre mort quelques semaines après l’intervention.

En 1925. - 4 malades :

1 survie de 6 mois ; 1 » . de 9 mois ; 2 autres mortes dans les 3 mois.

En 1926. — À seul, mort quelque temps après l’intervention.

En 1997. — 3 malades :

A{ survie de { an; 1. » de18 mois; 4 mort dans les semaines suivant l'opération.

En 1998. — kmalades mortes quelques jours après leur colostomie.

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