‹ Étude comparative des divers traitements du cancer du rectumChapitre 6 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le cancer du rectum, d’après les statistiques, occupe la 4° place comme fréquence après les cancers de l’estomac, de l’utérus et du sein. Devant une telle affection, de nombreux traitements devaient être mis en œuvre pour tâcher de guérir ou du moins de soulager les malades atteints de ce néoplasme. Car,en effet, rien de plus lamentable que la période terminale de cette affection. À ce moment, les saignements se multiplient, les épreintes, les écoulement glaireux, sanieux, obligent le malade à d’épuisantes garde-robes. Parfois une diarrhée invincible s’installe, les douleurs ont dépassé le périnée, le coccyx, le sacrum, elles irradient vers les cuisses, aux fesses, dans l’abdomen. Chaque miction d’urine est cuisante et difficile. Le malade ne mange plus, soit que l’anorexie l'en empêche, soit qu’il croit se préserver ainsi de la diarrhée ou des risques de l’occlusion. L'amaigrissement est rapide. Le tableau est au complet : anémie par hémorragies ou la déglobulisation par inanition et infections surajoutées, l’'émaciation musculaire, la décoloration des téguments, les troubles nerveux, la tachycardie, l’anasarque. Le malade meurt ou

de broncho-pneumonie ou de stéatose hépatique rapide-.

ment progressive ou de généralisations ou d’anémie séreuse ou dans le coma ou par quelques complications secondaires (occlusion, perforation, cellulite gangreneuse pelvienne, anurie, etc..., etc...).

Voilà succinctement décrite la fin de tout individu atteint de cancer du rectum et cette fin arrivait, d’après les auteurs classiques, entre le 6° et le 18° mois après

l'apparition des symptômes cliniques, avant que la chi-.

rurgie ne soit venue apporter la guérison parfois, une

amélioration presque toujours à cette implacable affec-

tion.

Nous voudrions dans ce modeste travail, au moyen de

nombreuses statistiques, montrer ce que les divers traitements du cancer du rectum, traitements curatifs et palliatifs, chirurgicaux, radiothérapie et curiethérapie, ont donné comme résultats tant immédiats qu’éloignés.

Puis, après avoir donné les statistiques que Monsieur le Professeur Marquis qui nous a inspiré ce travail et aidé de ses conseils, a bien voulu nous communiquer, statistiques venant du centre anticancéreux de Rennes et de sa Clinique, nous conclurons cette étude comparative des divers traitements du cancer du rectum, en montrant quelle est, à l’heure actuelle, la conduite à tenir en présence de ce néoplasme.

Page 1