‹ Etude Comparative Des Grefes Humaines Et Des Grefes AnimalesChapitre 22 sur 26 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

Lorsqu'on se trouve en présence d’un lupus, on doit agir de même, mais dans ces Cas, on agira sagement en recouvrant, s'il se peut, toute la surface cruentée en une seule séance, car le résultat pour être plus rapide sera meilleur et la récidive sera moins à redouter (Obs. XI).

Les ulcères variqueux de même que les brülures anciennes ont été pendant longtemps les seuls succès des greffes, mais, comme toutes les autres plaies, ils doivent être préalablement préparés. Les résultats que l’on obtient dans ces cas par l'application des greffes sont vraiment remarquables ; ainsi, les lambeaux transplantés sur d'anciennes brûlures permettront le plus souvent d'éviter ces cicalrices vicieuses ou adhérentes, douloureuses ou rétractiles contre lesquelles les autres procédés thérapeutiques sont, malheureusement, si souvent impuissants. :

On fera, dans le même but, des applications de greffes sur les plaies siégeant au voisinage des articulations (Obs. IX), car les lambeaux en accordant aux surfaces articulaires toute la liberté de leurs mouvements physiologiques permettront d’éviter à coup sûr des attitudes vicieuses, des impotences fouctionnelles.

Enfin, il arrive qu’à la suite d’un anthrax ou d’un phlegmon gangréneux, le chirurgien se trouve après la chute des escarres ou des parties sphacélées en présence de vastes pertes de substance qui demanderaient un temps infini pour se réparer. Il abrègera les souffrances du malade déjà affaibli par la fièvre et par la suppuration, en appliquant des greffes ; toutefois, il attendra, pour intervenir, que la plaie soit bien détergée, aseptisée, et que les granulations présentent une certaine vitalité.

Nous voyons, par cet aperçu rapide, combien sont fréquentes les indications des greffes, encore ne sommes-nous pas

ue certain de les avoir toutes énumérées. La pratique de la chirurgie offre bien des surprises pour lesquelles le tact et le jugement du chirurgien seront ses meilleurs guides dans l'appréciation de l'opportunité des greffes. Pour nous résumer, cependant, nous pourrons dire, comme au début de ce chapitre,

que toute plaie ou tout uleère convenablement préparé est apte à recevoir des greffes.

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