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CHOIX DU PROCÉDÉ ET INDICATION DES GREFFES

Ï. Caoix pu PROCÉDÉ. — Au point de vue clinique, la question du choix du procédé à employer pour les greffes est facile à résoudre ; la grande majorité des chirurgiens est d'avis de recourir au procédé de Thiersch car il donne, sans conteste, les meilleurs résultats : recouvrir en une seule séance une vaste perte de substance au moyen de longues et larges lanières dermo-épidermiques imbriquées, tel est l'idéal. Mais, en pratique, il est bien souvent loin d’en être ainsi. À quel chirurgien n'est-il pas arrivé de ne pouvoir se procurer de grands lambeaux humains tels qu'ils doivent être taillés, tels qu'ils sont nécessaires. Le malade est presque toujours effrayé; il pourra à la rigueur se laisser tailler un petit lambeau, mais, malgré l’innocuité de l'intervention, il comprendra difficilement qu'il soit nécessaire de créer une ou plusieurs pertes de substance, bien que superlicielles, pour arriver à combler une autre plaie.

Aussi, le plus souvent, dans la pratique journalière de la chirurgie, il sera bon de recourir, comme nous l’avons indiqué dans un précédent chapitre, à notre procédé mixte qui comprend des lambeaux de dimensions moyennes, taillés à la, Thiersch, mais espacés à la Reverdin.

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À défaut de ce procédé, le chirurgien n’aura le choix qu’entre les greffes épidermiques de Reverdin et les greffes animales.

Mais, en tenant compte des résultats comparatifs que nous avons indiqués plus haut, il est prouvé que la greffe humaine est de beaucoup supérieure à la greffe animale la première s'impose, nos observations en font foi et pour nous, au point de vue pratique, le chirurgien ne devra recourir aux greffes animales que s’il lui est impossible de pouvoir se procurer des lambeaux humains.

IL. INpiCATIONS. — Au point de vue des Indications, il y a peu de temps encore, le chirurgien n'appliquait les greffes que sil se trouvait en présence d’un vieil uleère variqueux ou d'une ancienne plaie bourgeonnant mal et sans tendance à la cicatrisation ; dans ces cas, ce n’est qu'après avoir épuisé en vain toutes les ressources de la thérapeutique que l’on recourait aux greffes.

De nos jours, grâce à l’antisepsie et à l’asepsie, grâce à la technique opératoire, perfectionnée par Thiersch principalement, le champ des Indications des greffes est devenu plus vaste, et les cas où l’on ÿ a recours sont aussi nombreux que variés.

On peut dire, en thèse générale, que toute plaie, ancienne ou récente, traumatique ou opératoire, dont les bords ne peuvent être réunis par une suture, est susceptible, si elle est aseptique ou aseptisée, d’être réparée par l'application de greffes.

Le chirurgien pourra done être appelé à transplanter des lambeaux dermo-épidermiques : 1° pour réparer des plaies récentes traumatiques où opératoires ; 2° pour obtenir la guérison de plaies anciennes ou d’uleères.

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1° Plaies récentes traumatiques où opératoires. — Lorsque le chirurgien se trouve en présence d'une plaie traumatique ou d’une plaie opératoire, dont les lèvres sont trop éloignées pour être rapprochées par une suture, il doit appliquer des greffes. Il lui faut, en effet, suppléer à l’écartement des bords, etil ne peut espérer la réunion lorsque l’étoffe manque, car la peau trop tendue pourrait se sphacéler ou ne pas adhérer.

Ainsi du côté du cuir chevelu, les greffes peuvent être appliquées lorsque par suite d’un accident la victime est plus ou moins scalpée et que le cuir chevelu arraché et séparé des tissus sous-jacents se trouve en trop mauvais état pour être réappliqué sur le péricräne.

À la face, les indications des greffes sont nombreuses car nombreuses sont les opérations que le chirurgien y pratique. Celui-ci vient, par exemple, de procéder à une opération sur les joues, 1! fera appel à la peau des régions voisines pour combler la perte de substance qu'il vient de créer, mais si cette peau est insuffisante ou si elle présente peu de vitalité, quelques lambeaux pris sur les téguments d’un membre pourront avantageusement :a remplacer et l'esthétique n’y perdra rien.

Il va de soi que pareil procédé pourra être employé lorsque la perte de substance opératoire aura pour siège d’autres portions de la face telles que les paupières, le nez, les lèvres, le menton.

Du côté du tronc et des membres, les greffes lrouvent leurs indications lorsque à la suite de l’ablation d’un organe tel que le sein, d’une amputation ou désarticulation d’un membre ou d'un segment de membre la peau voisine est insuffisante ou les lambeaux taillés trop petits pour recouvrir la surface cruentce.

Se trouve-t-on en présence d'une tumeur? Quel qu’en soit

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