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comprend l'emploi de lambeaux de diverses dimensions, qui sont dermo-épidermiques, comme le veut Thiersch, mais que la nécessité oblige d’espacer, comme dans les greffes épidermiques de Reverdin.
Dans ce procédé, les lambeaux ont de 1 à 3 centimètres ; ils comprennent l’épiderme et la couche superficielle du derme. Comme dans la méthode de Thiersch, nous avons appliqué ces petits lambeaux sur des surfaces bourgeonnantes que nous avons eu la précaution, au préalable, d’aseptiser et de cu retter.
Les petites surfaces recouvertes par ces lambeaux se cicatrisent vite par première intention, mais les espaces intermédiaires continuant à bourgeonner ne se cicatrisent que secondairement. Toutefois, les lambeaux transplantés formant de vrais ilots cutanés aident puissamment à la réparation complèle, grâce au travail actif d'épidermisation dont leurs bords sont le siège.
3° PANSEMENT POST-OPÉRATOIRE ET SOINS CONSÉCUTIFS. — De même que les soins préliminaires, le premier pansement à une grande importance. Ainsi que nous l’avons indiqué précédemment, les substances ou solutions qui, par ieur action kératolytique, compromettraient la vitalité des greffes, doivent être rejetées : donc, n1 sublimé, m1 acide phénique, ni phénosalyl.
Le pansement IC meilleur et Le plus simple est le pansement aseptique à l’eau bouillie additionnée de 7 grammes par litre de chlorure de sodium.
À l'exemple de Thiersch, on pourra employer le protective, la gaze et le coton, que l'on aura fait passer préalablement à l'étuve. Thiersch recouvre la surface greffée de petites lames de protective de À à 2 centimètres de large en les imbriquant. Ces lames de protective sont recouvertes de bandeletltes de gaze
stérilisée trempées dans l’eau salée par dessus lesquelles Thiersch, applique un manchon de ouate.
D'autres auteurs (Socin, P. Delbet, etc.) mettent directement sur les greffes soit du papier d’étain, soit du papier argenté, du diachylon, du makintosh, etc., pour protéger les lambeaux greffés. À notre avis, l'emploi de toutes ces subslances non absorbantes a l’inconvénient de favoriser la sta-
gnation des produits sécrétés par la plaie; l’adhérence des.
greffes pourrait en souffrir. Aussi estimons-nous qu’un pansement perméable, composé de gaze et de coton stérilisés et imbibés de la solution saline, est préférable à Lous égards, car la sérosité ou le sang sont facilement absorbés. Suivant le conseil de Martin, il sera bon d’eavelopper d’un large manchon de coton le membre greffé, attendu qu'une chaleur modérée a une action bienfaisante sur les tissus transplantés.
Une compression légère et régulière du pansement aidera à l'adhérence des greffes, tout en modérant la sécrétion de la plaie.
L'immobilité de la partie greffée aidera puissamment à la réussite ; elle devra être prolongée, quelle que soit la région sur laquelle les lambeaux out été transplantés.
Faut-il renouveler souvent le pansement? Si le chirurgien est sûr de l’asepsie de la plaie, il devra retarder le pansement jusqu’au septième ou huitième jour, car les néocapillaires qui vont nourrir les greffes demandent pour se former quatre jours environ, d’après les recherches de Djatschinsko. Les pansements seront rares.
Si, au contraire, la plaie suppure, le pansement devra plus fréquemment être renouvelé, pour éviter la stagnation du pus.
Comme soins consécutifs, il sera utile et nécessaire, les premiers mois surtout, de protéger le nouveau tégument
contre les traumatismes, même légers, qui pourraient compromettre les adhérences.
Quant à la surface qui a fourni les greffes, le chirurgien la pansera d'une façon très aseptique à la gaze iodoformée. Un seu] pansement est d'ordinaire suffisant.
B. — Greffes animales
La plupart des règles que nous venons d'indiquer concernant les greffes humaines s'appliquent, bien entendu, aux greffes animales ; aussi serons-nous bref sur ce second paragraphe.
Le chirurgien qui a recours aux greffes animales doit prendre de préférence des animaux jeunes et vigoureux. La surface à greffer étant préparée comme nous l’avons dit plus haut, le chirurgien peut faire appel à différentes espèces animales pour tailler ses lambeaux: les observations que nous publions en font foi. Mais, quel que soit l'animal qui doit fournir les greffes, il sera d’abord immobilisé, puis la région sur laquelle on va les tailler sera soigneusement rasée ou débarrassée des plumes s'il en existe.
L'épiderme sera débarrassé des produits de sécrétion ou de desquamation par des frictions à l’eau savonneuse tiède ; au besoin, un lavage à l’éther servira à dissoudre les corps gras, et un dernier lavase avec la solution de sublimé au millième assurera l’antisepsie de la région.
Les précautions indiquées dans Île paragraphe précédent, concernant les instruments et les mains de l’opérateur, seront prises.
Taille des lambeaux. — Nous avons eu recours, comme nous l'indiquons dans nos expériences et dans nos observations, à