CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ
Si aisé que soit l'emploi du « Vaquez-Laubry » en clinique, il nous a été donné de noter des cas où celui-ci ne pent être d'aucune utlité et laisse le clinicien dans le plus grand embarras, malgré divers artifices de technique imaginés, la
pression ne peut être prise. On ne peut percevoir la moindre vibrance artérielle ou, du moins, si elle est perçue, sa faiblesse est telle qu’elle ne peut être d'aucun secours.
Nous éprouvâmes semblable déconvenue surtout parmi les hyposystoliques, les cancéreux, les nerveux, et dans le groupe ‘si accueillant et si complexe des hyposympathicotoniques. Nous recherchâmes ce phénomène chez les opérés (éther ou rachianesthésie) encore soumis au shock opératoire. Mais nous ne notômes qu’un rétrécissement inconstant de la courbe auscultatoire avec hypotension passagère ou des altérations de courbes de tensions dont nous reparlerons plus loin.
Plus fréquemment rencontré est le érou auscullatoire qui passe souvent inaperçu dans nos salles d’hôpitaux chez un malade très entouré et que tout le monde entend avec un ensemble touchant dès qu'il est signalé par quelqu'un de plus expérimenté. Le trou auscultatoire gêne souvent pour établir la courbe, quand il empiète soit sur Mx, soit sur Mn; nous y reviendrons.
Disons aussi qu'il est facile d'éviter les différences de tensions selon les expérimentateurs, opérant à quelques minutes d'intervalle, sans invoquer le spasme artériel ou un faiblissement soudain de l’ondée sanguine : que la manchette soit maintenue toujours au même niveau que le cœur et l’on verra disparaître ces divergences d'interprétation que l’on mettait sur le compte du. « coefficient personnel » ou d’un manque d’acuité auditive.
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Méthode oscillatoire
Ce que l'appareil du Professeur Pachon perd en commodité et en simplicité, il le gagne largement en valeur clinique «comme engin de diagnostic » puissant et pouvant émettre une gamme très riche de renseignements précieux. Son emploi nécessite plus de soins que le Vaquez-L. De plus, comme tous les instruments délicats, il demande du temps et exige de l'expérience.
Par contre, le V.-L., peu encombrant, accompagne le clinicien dans ses visites médicales et trouve place dans un manteau aux larges poches, mais encore il ne nécessite aucune installation spéciale, au lit du malade, comme le « Pachon », dont l’assise large et lourde oblige souvent le patient à se déplacer douloureusement ou exige l'intervention d’une table complaisante.
Dans les cas normaux, la lecture des chiffres correspondant à Mx et Mn se fait sans incident. Après quelques petits soulèvements d'amplitude identique ou d’accroissement très léger (supramaximales), l'aiguille marque brusquement une oscillation très nette plus haute que les précédentes: nous avons Mx. Les oscillations croissent jusqu'à un sommet où s'inscrit la hauteur de l'indice oscillométrique.
Puis les oscillations tendent à décroître. La première oscillation très nettement inférieure à la précédente donne
le minima (Mn). (Voir fig. 1).