‹ Étude Comparative Des Syndrômes De Rigidité RachidienneChapitre 17 sur 37 · ASS · texte numérisé non relu

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avec les membres inférieurs en extension complète. Le seul fait d'essayer de raidir les genoux, augmenterait les douleurs lombaires.

La palpation même très légère de la colonne vertébrale depuis les dernières vertèbres dorsales jusqu'au coccyx compris, même celle des crêtes illiaques provoque instantanément des cris et un véritable déluge de lamentations.

I n'y à ni paralysie, ni atrophie musculaire des membres inférieurs, aucun trouble des sphincters, bref aucun signe de compression de la - moelle et des racines rachidiennes. L Etat générat, bon. Hémi-anesthési> gauche à la piqûre.

Etat mental lrès spécial : R.. est à la fois pitoyable et grandiloquent.

OBsERvaTION VII

(Due à l’obligeance de M. le Professeur VERGER.)

R... (Joachin). Accident du 9 avril 1917.

Il conduisait des bœufs. sur le e5lé de la route lorsqu'il fut renversé par l'automobile de M. X... el pris sous l'avant de cette voiture, après avoir été roulé,sur un parcours de plusieurs mètres,

Le certificat médical décrit ainsi l’état du blessé : « État de somnolence, contusions multiples san; fractures, cœur en mauvais état, état général paraissant très inquiétant, le malade répondant assez difficilement aux questions posées: » |

Le 10 avril le Docteur M... trouve le blessé dans un état peu inquiétant. Le 20 mai le même médecin écrit : € La jambe gauche plie difficilement au niveau des articulations, rend la marche (rès pénible, douleur lombaire, douleur de la région cervicale, céphalalgie constante viennent s'ajouter aux accidents sus-indiqués, la Loux est très pénible à cause de vives douleurs à la base de la poitrine. »

R... est incorporé fin mai au Gme d'Infanterie, séjourne une partie du temps à l'infirmerie ou à l'hôpital. Classé dans le service auxiliaire le 25 juillet 1918, jusqu'à sa libération, il ne fait qu’un service de planton.

État actuel, 20 avril 1919. — R... se présente légèrement penché en avant, le dos courbé et marche en lenant son membre supérieur gauche raidi en extension. Si on lui demande de s'étendre sur le dos il ne le fait qu'avec peine et lentement, en accusant des douleurs vives

OS

dans la région lombaire au moment où il veut étendre ses membres inférieurs. Dans cette position on voit que les deux membres inférieurs ont un volume considérable et une consistance ferme, il y a une légère augmentalion pour la cuisse gauche,

La mobilité volontaire est normale pour le membre inférieur droit ;

pour le gauche, la flexion qu genou est limitée à 160° environ et les mouvements du pied et de [1 jambe sont tous possibles, mais ils s’exécutent lentement, et, dit le blessé, au prix de douleurs assez vives. Les mouvements imprimés passivement à ce membre, se heurtent à une résistance musculaire très énergique surtout pour la flexion du genou qui ne peul atteindre l’angle droit. La résistance est provoquée par des douleurs dans tout le membre et ne tient pas à l'existence d'obstacles mécaniques. L

Reflexe rotulien vif à droite et à gauche ; les achilléens sont normaux des deux côtés; le reflexe plantaire normal en flexion à droite est absent à gauche.

Il existe une anesthésie complète à la piqüre en forme de botte comprenant les orteils, le pied, la jambe, le genou et remontant à vingt centimètres environ sur la cuisse gauche. Sur le reste du corps la sensibilité est intacte. |

Le rachis dans la position debout présente l'incurvation en avant avec rigidilé de la partie dorso-cervicale et l'effacement de la cambrure lombaire. Il reste absolument figé dans tous les mouvements de la marche, mais le blessé peut se pencher pour ramässer un objet sur le sol lentement, mais sans paraître souffrir beaucoup.

Les apophyses épineuses sont douloureuses à la pression depuis les dernières dorsales jusqu’à la région sacrée. Pas de troubles de sphincters. Les fonctions motrices de l'arbre supérieur sont intactes ; de même pour la mobilité de la tête, de la face et des yeux, pour la parole et la déglutition. Pas de troubles des organes des sens.

L'examen des organes splanchuiques donne les résultats suivants : dans les deux poumons signe d'amphysème généralisé, l’auscultation du cœur ne révèle rien ; la pression artérielle au Pachon est de seize pour la maxima et de douze pour la minima révèle un certain degré d’asthénie cardiaque. R... est dans un état d'embonpoint exagéré.

CÉLAMPRPRIEAEN

Observations militaires.

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