‹ Étude comparative des thérapeutiques utilisées dans l'invagination intestinale aiguë du nourrissonChapitre 15 sur 25 · HER · texte numérisé non relu

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Observation III

Invagination iléo-colique chez un nourrisson opéré après le début des accidents. — Mort (Service de M. le professeur Rocher.)

D... Denise, un an, née à terme; nourrie au sein pendant 8 mois. Depuis, allaitement mixte. Le 3 juin, l’enfant est prise de vomissements et a des selles sanguinolentes. Le 4, les vomissements reprennent, et de nouveau elle à une selle très sanglante. Envoyée dans un service de médecine des enfants elle présente dans la matinée un vomissement fécaloïde et trois selles sanglantes. L'état général est bon. Le bébé est mis à la diète absolue avec du goutteàgoutte rectal glucosé. Dans la soirée, l’enfant à une autre selle sanglante et paraît beaucoup plus fatiguée. Elle est adressée à M. le professeur Rocher, qui fait le diagnostic d’invagination.

L'intervention est pratiquée à 7 beures du soir. Désinvagination sous anesthésie chloroforme-éther. L'état est très grave : température, 420; pouls à 160.

Malgré du sérum adrénaliné, inhalations d'oxygène et enveloppements froids, l’enfant est mourante lorsqu'elle est ramenée chez ses parents, le lendemain matin.

Observation IV

Invagination iléo-colique chez un nourisson de 4 mois opéré à la 24e heure — Guérison. (Service de M. le professeur Rocher).

L... 4 mois, entre à l'hôpital le 5 février 1930 à 4 heures de l'après-midi. Enfant né à terme, nourri au sein pendant le premier mois et soumis depuis à un allaitement mixte.

Le 4 février, dans la journée, l’enfant a été un peu fatigué, il prenait son biberon sans appétit, et présentait périodiquement des coliques qui se renouveltrent pendant la nuit.

Le 5 février le médecin constate des selles très sanglantes, et envoie le petit malade à l’hôpital, où il arrive à 4 heures,

C’est un enfant amaigri, hypotrepsique; les yeux sont excavés, la fontanelle déprimée. La langue n’est pas sèche, quoique, depuis 12 heures, l'enfant ait vomi tout ce qu’il a pris.

Il présente des coliques abdominales et a un vomissement jaunitre, fétide; dans son drapeau, les selles sont très sanglantes.

L'opération est pratiquée aussitôt. Anesthésie rachidienne : ‘ 2 centigrammes de Syncaïne à 5 /100; malgré une attente assez prolongée, la rachi-anesthésie, qui avait été pratiquée au niveau de la 2e, 3° lombaire, n’entraîne pas le silence abdominal cherché; l’enfant continue à pousser avec force, si bien que l’anesthésie générale au chloroforme-éther doit être employée (très peu d’éther).

Incision sus-ombilicale descendant légèrement à droite de l’ombilic. Ouverture de l’abdomen; mais l’anesthésie étant imparfaite, il y à issue des anses grêles qui ne sont maintenues et surtout rentrées qu'avec beaucoup de difficultés. Sérum chaud sur les anses intestinales.

L'ordre rétabli par une anesthésie suffisante, on recherche la tête de l’invagination qui est trouvée facilement dans la fosse iliaque gauche.

Elle est refoulée jusqu’à l’angle splénique, mais à ce niveau elle est très profondément placée sous les anses grêles distendues, ce qui rend la désinvagination difficile en cette zone.

Au delà, la désinvagination est poursuivie facilement jusqu’à la portion terminale. Le cæcum est un peu œdémateux, mais sans lésion grave.

Réfection de la paroi en 2 plans de catguts et par des crins rapprochés, solidarisant la peau avec les plans profonds.

L’enfant ne paraît pas trop fatigué par l'intervention.

Pendant 48 heures, la température se maintient à 39 0; il a un vomissement. Puis l’état s'améliore, et au 3° jour il est alimenté normalement et a des selles jaune d’or.

Le 15 février, son poids a augmenté de 200 grammes. Il existe un peu de désunion à la partie supérieure de l'incision. Des pansements sont faits prudemment tous les cinq ou six jours. Le corps est sanglé chaque fois par des bandes de leucoplaste,

De NAQEe

Le traitement consiste en sérum glucosé sous-cutané et en goute à goutte rectal, adrénaline XX X gouttes par jour.

La cicatrisation est parfaite lorsque l’enfant quitte l’hôpital un mois et 10 jours après son opération.

Observation V

Invagination intestinale iléo-colique chez un nourrissonde8 mois. désinvagination et pexie; mort(Service de M. le professeur Rocher).

E. Jean est envoyé à l'hôpital des enfants par le docteur Boisredon avec le diagnostic d’invagination.

Les acci 'ents ont débuté le 17 avril; l'enfant à été pris brusquement de douleurs abdominales violentes, il à commencé à vomir et ses parents se sont aperçus qu'ilne souillait plus ses langes.

Le 18 au matin, il a une selle sanglante.

Au moment de son entrée à l’hôpital, il est absolument impossible de percevoir, à la palpation de l’abdomen, le moindre boudin intestinal. Le toucher rectal ne donne aucun renseignement précis, mais provoque l'issue par l’anus d’une quantité assez grande de sang noirâtre. |

L'état général de l’enfant est assez bon.

L'intervention d’urgence est pratiquée : anesthésie au chloroforme.

Laparotomie médiane sous-ombilicale; pas de liquide dans l’abdomen. L’enfant dort mal, extériorisant ses anses instestinales. On trouve facilement une invagination de l’intestin grêle, qui à pénétré dans le cæcum, le côlon ascendant, jusqu’à peu nrès le tiers gauche du transverse. |

Le boudin d’invagination est assez facilement exprimé. Il existe au niveau de la valvule iléo-cæcale,sur le cæcum et sur le grêle, des zones d’hémorragie sous-séreuse qui font redouter une perforation. L’abdomen est fermé en un seul plan, au moyen de fils d'argent. Ÿ

Le soir de l’intervention; température 3% : huile camphrée et sérum physiologique en instillation rectale.

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