OBSERVATIONS
Observation I
Invigination colo-colique chez un nourrisson de 9 mois, désinvagination. Guérison. (Service de M. le professeur Rocher).
L. Anne-Marie, 9 mois, entre le 7 juillet 1928 à l’hôpital des Enfants. Enfant née à terme, nourrie au sein, n’a jamais été malade Ses parents sont en bonne santé ainsi que sa sœur et ses 3 frères.
Dans la nuit du 6 au 7 juillet, elle s’est réveillée en poussant des cris, vers deux heures du matin; l’émission d’une selle normale fait penser aux parents qu'il s’agit peut-être d’une simple colique,
À 6 heures du matin, l’enfant émet une nouvelle selle mais sérosanguinolente; elle crie de nouveau, s’agite, et à 8 heures présente des vomissements glaireux.
Le docteur de la famille appelé immédiatement trouve à la palpation de l’abdomen un boudin d’invagination siégeant du côté gauche et envoie d'urgence la petite malade à l’hôpital.
À son arrivée, elle paraissait très abattue, le pouls était petit, rapide. Le toucher rectal pratiqué, permettait de sentir à bout de doigt la tête de l’invagination; le retrait du doigt était accompagné de glaires sanguinolentes. L'opération est faite à 1 heure de l'après-midi, 12 heures après le début des accidents. Anesthésie au chloroforme. Laparotomie médiane sus et sous ombilicale. On trouve le boudin d’invagination dans la moitié gauche de l’abdomen, la désinvagination est facile. L’intestin, bien que paraisant très mobile n’est pas fixé.
Fermeture en 3 plans, durée 12 minutes.
Suites opératoires sans incidents. Guérison.
A Er
Observation I
Invagination intestinale iléo-colique chez un nour isson de 3 mois 1 /2 opéré à la 12€ heure. Cuérison (Service de M. le protesseur Rocher).
C. Christiane, 3 mois 1 /2, entre à l'hôpital des enfants le 14 février 1928. Enfant née à terme, nourrie au sein jusqu’au 6 février, puis au biberon.
Dans la nuit du 13 au 14 l'enfant vomit, et sa mère trouve dans les langes des selles sanglantes; depuis l’enfant est agitée.
: À 5 heures 1 /2, on lui donne un biberon d’eau qui est rendu immédiatement, suivi de vomissements bilieux ; des glaires sanguinolentes sont rendues par l’anus.
Un médecin examine l’enfant dans la matinée, et pose le diagnostic d’invagination. Elle est envoyée à l'hôpital des enfants.
À. son arrivée, l’enfant qui à beaucoup saigné est très pâle, les lèvres et les conjonctives sont décolorées; pouls à 120 ; 56 respirations par minute; la température est à 380. Le palper abdominal montre un ventre très souple, dans lequel on perçoit une tumeur très volumineuse dirigée de haut en bas et de gauche à droite, et s’enfonçant dans le petit bassin. Au moment de l’examen, l’enfant ne présente pas de crises douloureuses; pas d'ondes péristaltiques. Auw toucher rectal, on sent à 1 cm. environ de l’orifice anal une tumeur qui tend à faire saillie par l’anus. C’est la tête de l’invagination.
En résumé, il s’agit d’un enfant qui présente une invagination intestinale avec tête du boudin dans l’ampoule rectale, et grosse anémie par hémorragie.
Intervention à midi 1 /2, soit 12 heures après le début des accidents. Anesthésie chloroforme-éther. Laparotomie médiane sus et sous-ombilicale. Un aide repousse par l’anus la tumeur, et la désinvagination est faite sans incidents.
Fixation du cæcum à la paroi avec fils de soie. Suture de la paroi avec des crins et un fil d'argent.
Suites normales. Le fil d'argent est enlevé au 13° jour. Guérison