‹ Etude critique de l'Electrophorèse de zone sur papier: Application à l’analyse des protéines extraites des tissus cancéreuxChapitre 18 sur 53 · DANS I · texte numérisé non relu

DANS I

FrG15.

Nous nous sommes engagé dans cette voie après avoir constaté que l’interprétation de nos propres diagrammes par difiérentes personnes, si elle laissait place à discussion quant au taux des différentes fractions, donnait des réponses très voisines quant aux « positions » de ces mêmes fractions sur

le papier.

DECOMFOSITION D'UH MEMZ DIAGRAMME D'ELECTROPHORESE (Référence 65;:;) PAR SIX PERSONNES DIFFERENTES,

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Nous metlons sous les yeux du lecteur l'interprétation par des personnes différentes de quatre diagrammes pris au hasard se rapportant à des extraits tissulaires (fig. 3-4) et à des sérums (fig. 5-6).

Cette expérience, que nous ne sommes certainement pas les seuls à avoir tentée, avait pour but de dégager la part de subjectivité qui intervient dans la décomposition du dia-

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FrG. 7.

Positions relatives des différentes fractions d’un même sérum. Interprétations du même diagramme par six personnes différentes.

gramme en courbes de Gauss. Or, cette décomposition est nécessaire pour le calcul ultérieur — planimétrique — du taux des différentes fractions. Au simple examen de ces figures, on constate que deux tendances se manifestent :

a) Celle de simplifier à l'extrême et de ne retenir que les fractions « évidentes », bien marquées par les maximum de la courbe |c’est ce que faisait déjà Tisecius qui n’a jamais décrit que les albumines, les «, les & et les -globulines (fig. 6, diagramme 65 II, B)].

b) Celle de décomposer le diagramme en une muititude de courbes de Gauss, ce qui accroît le nombre des fractions et conduit à dissocier arbitrairement les 4, 6 et +-globulines en sous-fractions sans réalité physico-chimique (fig. 6, E, F).

On constate l'influence importante du facteur personnel lorsqu'il s'agit de décomposer un diagramme d’électrophorèse en courbes de Gauss. Ce problème se complique par la suite quand il faut identifier les fractions protéiques. Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, l'interprétation d’un même diagramme par différentes personnes donne aux différentes fractions des « positions » très voisines.

FiG. 8.

Diagramme des fréquences groupées relatif à la position (élongation) des globulines au cours de l’électrophorèse à pH 9.1 selon ANTWEILER.

Abscisses : Position des différentes fractions.

Ordonnées : Pourcentage des cas dans lesquels on observe une élongation inférieure ou égale à une valeur donnée, portée en abscisses.

L’espace qui sépare la position de la y globuline et celle de P’albumine a été divisé arbitrairement en 100 parties égales.

Les traits pleins et mixtes partant du point M font comprendre comment ont été construites les abaques relatives aux différentes sortes d’électrophorèse : traits pleins — fréquence 5 %; traits mixtes — médiane (fréquence 50 %).

N. B. — Si nous avons choisi comme terme de référence l’espace yÿ—A c’est :

1°) Qu'il n’est pas possible dans lélectrophorèse sur papier de compter les élongations à partir du point où l’on a déposé le mélange : les phénomènes de capillarité, d’électro-osmose, etc., s’y opposent, ou compliquent les mesures.

.2°) Qu'il n’y a, en général, aucun doute sur l'existence et la position de ces deux fractions extrêmes, l’une (y globuline) à migration très lente, l’autre (albumine) à migration rapide.

Partant des onze interprétations de la fig. 6, nous extrayons le graphique de la fig. 7 qui représente les positions des différentes fractions rapportées à l’espace +-A.

Dès lors, notre méthode de travail se conçoit aisément. Elle a consisté à effectuer des mesures aussi précises que possible (sur agrandissements photographiques) des diagrammes d’électrophorèse reproduits dans de très nombreux mémoires. Nous en avons de la sorte réuni plusieurs centaines. L'emploi des diagrammes des fréquences groupées nous a permis d'établir à partir de ces relevés les variations normales des positions des différentes fractions protéiques des sérums humains.

À titre d'exemple, nous présentons, dans la fig. 8, le diagramme relatif aux 67 électrophorèses reproduites dans l'ouvrage d’ANTWEILER et obtenues avec le tampon de MicHaeuis pH = 9,1. Les droites en trait plein, pointillé ou mixte de la fig. 8 font également comprendre comment ont été obtenues les abaques A, /B, C de la fig. 9, abaques qui sont relatives :

A) À l'électrophorèse selon ANTWEILER, tampon MicHAr- PIS DE

B) À l’électrophorèse selon Tisezius, en tampon véronal sodique de pH = 7,9-8,2, force ionique 0,1, d’après les résultats de Koïw et collaborateurs (35).

C) A l’électrophorèse sur papier (en tampon véronal sodique également) d’après le travail de Koïw, lequel avait précisément pour objet de comparer l'électrophorèse sur papier et l’électrophorèse en tube en U sur les mêmes échantillons de sérum.

Passage aux mobilités.

On conçoit maintenant que si l’on construit de même, à partir des chiffres des « mobilités » publiés par différents auteurs et reproduits partiellement au tableau IT ci-dessus des diagrammes ou abaques dans lesquels les mobilités sont données en abscisses dans l’espace -A, il devient possible de déterminer par lecture directe, avec une précision très suffisante dans la pratique, la mobilité des différentes fractions protéiques qui apparaissent sur un diagramme d’électrophorèse quelconque. Nous donnons en D, sur la fig. 9, l’échelle que nous avons utilisée pour tenter de transformer en « mobilités » les « positions » déterminées par ailleurs.

Le diagramme d’électrophorèse que nous avons fait figurer sur les abaques C et D montre de plus — sans qu'il

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