‹ Etude critique de l'Electrophorèse de zone sur papier: Application à l’analyse des protéines extraites des tissus cancéreuxChapitre 28 sur 53 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Interprétation des diagrammes d’électrophorèse

Construction des courbes de Gauss

La décomposition d'un diagramme d'électrophorèse en courbes de Gauss élémentaires repose sur les principes suivanis :

1° Les sommets des « pics » indiquent la présence d’une fraction imdépendante.

2° Les verticales abaissées des minimum du diagramme délimilent les zones dans lesquelles se placent les fractions successives.

3° La teneur du mélange en un constituant donné est proportionnelle à la surface délimitée par la courbe de Gauss correspondante.

Après avoir tracé point par point, sur papier calque, le relevé photomé MAL retourner le papier (voir plus loim conseil pratique) et opérer comme suit :

— Abaisser, des maxima et des minima du diagramme. une perpendiculaire à l’axe des abscisses (fig. 12, 1°).

— Projeter sur le diagramme, à l'agrandissement convenable, les familles de courbes de Gauss re produites sur microfilms, en faisant coïncider le sommet des courbes de Gauss avec le sommet des pics successifs, et la base des cour-bes avec l’axe des abscisses. Repasser au cravon le tracé le mieux adapté à la forme du diagramme.

—— Il est recommandé de commencer la décomposition par un « pie » nettement marqué et dont la forme se rapproche le plus de celle de l’une des courbes en cloche du micro-

film. C’est le cas par exemple du pic correspondant à l’albu- mine dans un sérum sanguin.

Remarque. Si le pic des albumines présente une légère üissymétrie, comme c’est le cas dans l'exemple choisi, tracer l'axe en joignant les milieux des segments de droite aan ar a2 a°2 — a3 a°3-— tracés à différents niveaux en menant des parallèles à l'axe des abscisses (fig. 12-1°). Ce procédé paraît meilleur que celui qui consiste à abaisser la perpendiculaire à l’axe des abscisses à partir du sommet s, puis à tracer la branche SE symétrique de la branche sx (fig. 12-4°). Ce dernier procédé, en effet, oblige à inclure deux ou plusieurs courbes de Gauss à lintérieur d’une fraction protéique manifestement homogène.

__ Les courbes principales (A, alpha, béta, gamma...) une fois tracces, il est souvent nécessaire de dessiner des courbes secondaires (alpha 0, béta 2, etc... Nue 12-3°) tele les que leur composition avec la courbe principale immédialement voisine redonne le diagramme lui-même. Pour tracer ces courbes secondaires, dont il ne faut pas abuser, on se laissera guider par les trois principes suivants :

1° Le croisement de deux branches sera fait sur le milieu des verticales abaissées des minima.

2° Les extrémités” droites et gauches des courbes de Gauss secondaires (toujours obtenues par projection), rejoindront le pied de la courbe de Gauss non contiguë.

N. B. — Il arrive que cette dernière construction soit possible sur la courbe de Gauss principale de droite et non sur celle de gauche (fig. 12-2° entre A et alpha 2). On s’efforce alors de trouver une courbe intermédiaire respectant à la fois les fluctuations du diagramme (c’est le cas de alpha, par exemple) et le principe de la « section médiane », c’est-à-dire telle que la verticale passant par le point de rencontre des deux branches soit divisée en deux parties égales (point M entre M1 - M2, fig. 12-3°).

3° Les surfaces telles que sigma, sigma’ (fig. 12-4°) devront être égales. L'œil apprécie assez correctement cette égalité.

lemarque. — Certaines considérations, valables surtout pour les sérums dans lesquels des recoupements de la méthode électrophorétique par la méthode chimique sont possibles — conduisent parfois à dissocier une courbe principale telle que gamma en deux courbes secondaires telles que gamma 1 et gamma 2. La construction devra évidemment permettre de vérifier la condition gamma = gamma Î{ + gamma 2 (fig. 12-4°),

Conseil pralique.

Les courbes ainsi tracées doivent pouvoir être réajustées alin de respecter la forme même des courbes de Gauss et les différents principes énoncés : c'est la raison pour laquelle il est recommandé de tracer les courbes au cravon, et au verso du diagramme établi sur papier calque. De la sorte, les

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