CHIRURGIEN DES HÔPITAUX
Nos remerciements sincères vont à Monsieur le Professeur LEULIER qui nous à accueilli dans son Laboratoire de la Faculté pour l’accomplissement de ce travail et qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse. Nous sommes reconnaissant à notre Maître de nous avoir fait bénéficier de la richesse de son enseignement et de la profondeur de son expérience. Qu'il veuille bien trouver ici l'expression de notre très vive gratitude.
Monsieur le Professeur Sanry, Directeur du Centre Régional Anticancéreux, a autorisé une collaboration sans laquelle 11 nous eût été impossible de mener à bien la deuxième parte de ce travail. Il nous a fait l'honneur d'être notre Juge. Nous lui présentons nos remerciements et l'assurance de notre respectueuse admiration.
Monsieur le Professeur DrEvoN a été l’instigateur de ce travail qu'il a conçu et dont 1} a suivi pas à pas la progression. Il a su rendre efficace notre étude en nous prodiguant sans cesse ses conseils avisés et en nous faisant partager son souci de précision et de rigueur dans l’expérimeniation. Pour la formation qu'il a su nous donner et la sympathie qu'il nous a manifestée, qu'il veuille bien accepter nos remerciements et le témoignage de notre respectueux altachement.
Monsieur le Professeur BapiNaxp à dirigé nos débuts dans les Hôpitaux avant d’être notre Maître à l’Internat. Il a toujours été pour nous un conseiller bienverllant et un
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guide précieux dans nos études. Nous le prions de bien vouloir trouver ici un témoignage de notre attachement et de nolre très sincère reconnaissance.
Monsieur le Professeur Agrégé DARGENT nous à réservé au Centre Régional Anticancéreux un accueil très cordial. Il s'est intéressé de près à nos recherches sur l’électrophorèse des tissus cancéreux, recherches qu'il a facilitées en effectuant lui-même les prélèvements et en nous procurant une documentation clinique précise. Nous lui présentons, avec nos plus vifs remerciements, l'assurance de notre entier dévouement.
Introduction à
Les modifications protéiques qui se produisent au cours de la cancérisation au niveau des cellules tumorales ou dans le sang ont frappé tous les chercheurs. Certains même ont voulu voir dans ces altéralions une « signature » de la maladie cancéreuse et se sont évertués à mettre en évidence, par les procédés les plus divers, certaines variations qu'ils considéraient comme spécifiques. Toutes les épreuves, tous les « tests » proposés depuis une trentaine d'années dans un but de diagnostic impliquent, de la part de ceux qui les ont proposés, la conviction que la tumeur évolue de telle sorte qu'elle engendre des protéines spéciales ou que sa croissance entraine un réarrangement parUiculier des protémes habituelles. Il doit donc être possible de mettre en évidence ces altérations. Qu'on veuille les déceler par leur dosage ou par certaines de leurs propriétés immunologiques, la démarche de l'esprit est identique. Dans l'ignorance de la cause exacte du cancer, il semble même que cette facon de penser soit la seule possible.
Or, c’est aussi un fait d'expérience qu'aucun des nombreux tests proposés n'est satisfaisant. Dans la revue qu'il en a faile (17), l'inspirateur de ce travail a montré que les réactions considérées comme les meilleures avaient une « marge de sécurité » si faible qu'elle interdisait toute affirmation. D'autre part, il ne semble pas qu'apparaissent de protéines spéciales, ni de modifications spécifiques des protéines habituelles, ni d'augmentation de l’activité de certains enzymes.
On est frappé, en consultant l’abondante litlérature cancérologique de constater que tout l'effort a porté sur l'étude des protéines du sérum alors que presque rien n’a élé tenté pour élucider ce qui se passe au niveau même de la tumeur.
Ce travail répond au souci d'étudier — non sur l'animal de laboratoire cancérisé par des procédés toujours artificiels, mais directement sur les tumeurs spontanées de l'homme — les différences pouvant éventuellement exister entre la com-
TRE (1 ee position protéique du tissu tumoral et celle du tissu sain VOISIN. |
Une dissection fine, faite par le chirurgien aussitôt après l'exérèse, permet d'ordinaire la dissociation des deux sortes de tissus dont l'examen histologique précise, s’il est besoin, la nature exacte.
Pour mener à bien ce travail, il était indispensable que nous puissions utiliser la méthode électrophorétique. Mais il n’élail pas question, puisque nous opérions sur biopsie, d'employer la méthode classique de Tiserits. Elle demande, en eltel, des prélèvements très abondants, une extraction préalable des protéines et leur purification par dialyse prolongée. Outre l'impossibilité matérielle, c'eût été allonger exagérément les détails d'exécution de ce travail déjà long. L'emploi de la microélectrophorèse, si elle pallie le premier inconvénient, supposait des dispositifs onéreux que nous ne possédions pas. Nous avons donc fait choix de l’électrophorèse de zone sur papier, à laquelle Tisecius lui-même accorde aujourd'hui sa faveur. Il nous a fallu cependant étudier de très près les conditions de son emploi : contrairement à notre espoir, l’électrophorèse sur papier ne nous a pas dispensés de l'isolement préalable des protéines. Du moins nous a-t-elle évité les longues dialyses nécessaires dans l’électrophorèse classique.
L'étude critique du mode opératoire et des conditions qui assurent le maximum de précision occupent toute la première partie du travail ; cette étude a été faite sur le sérum, en raison des recoupements nombreux que nous pouvions trouver dans la littérature et de l’appui que ces renseignements pouvaient apporter à nos efforts. Nous avons, chemin faisant, simplifié le mode opératoire et en quelque sorte proposé une « normalisation » que beaucoup ont adoptée.
Une fois précisée la marche analytique correcte, nous avons pu l'appliquer à résoudre le problème posé. En somme, nous avons suivi la démarche normale que no: prédécesseurs au laboratoire de Pharmacologie Chimique et au Centre Anticancéreux avaient déjà adoptée. En isolant des protéines, en les caractérisant, et en les dosant, grâce à leurs propriétés physico-chimiques, nous avons surtout fait œuvre de chimisle et d’analyste. Mais un outil une fois forgé doit servir et la deuxième partie de cette thèse témoigne de ce souci d'efficacité. :
Il va de soi que ce travail n’est qu'une tentative pour rechercher s’il fallait ou non s'engager dans la voie que nous avons précisée plus haut. Les faits très nets que nous avons pu meltre en évidence appellent une étude plus approfondie : d'autres la poursuivent déjà.