PRÉLÈVEMENT
Les fragments {ssulaires étudiés proviennent d’exérèses chir urgicales opérées sur des malades du Centre Régicnal Anticancéreux de Lyon. Pour chaque malade examiné. les prélèvements comportent : 3
1) un fragment de lissu cancéreux, 2) un fragment de tissu sain Juxta ou péri-tumoral.
La nature des tissus est estimée par le chirurgien au moment du prélèvement. Pour êlre certam de la nature exclusivement saine ou cancéreuse de ces tissus, et éliminer les zones où il y a mélange des deux lissus, les prélèvements ont été assez distants. Ils sont de la taille d’une biopsie. Leur poids habituel est de l’ordre de un à deux grammes. Cependant, il nous est arrivé souvent d'examiner ‘des fragments pesant moins de 0,50 g.
Aussitôt après ablation ‘et dans la salle d'opération même, les fragments tissulaires sont introduits, sans antiseptique, dans des flacons stériles soigneusement bouchés que l’on conserve à la glacière jusqu'au moment de l’examen (1). Ce séjour en chambre froide dure de une à six heures.
EXTRACTION DES PROTÉINES TISSULAIRES
L’extraction des protéines solubles à partr des tissus. ne peut se faire qu'après destruction de la structure cellu- Jaire, réalisée par broyage des tissus en présence de sable : à basse température. Ce mode d'extraction paraît le mieux adapté au but que nous voulions atteindre.
(1) Le séjour à la giacière évite la dénaturation des protéines et aussi l’attaque par les microorganismes. Certains prélèvements proviennent en effet de lésions infectées et peuvent être le siège d’une intense activité microbienne. On ne doit cependant pas s’exagérer l’importance des conditions de conservation des tissus ; une étude systématique nous a montré que l'infection des lésions n’a pas d'influence sur la composition protéique des tissus. Les antiseptiques sont à éviter car certains passent pour contracter des combinaisons avec les protéines et pour altérer leurs propriétés physico-chimiques (31) (20).
Pres
A) Réaclifs : 1) Solution-tampon (identique à celle employée pour lélectrophorèse) (11) :
Phosphate disodique 2 OH, 0,023 M
Phosphate monopotassique. 0,01 M Chlorure de potassium.... 0,05 M RO DH = E74E6
Conservation à la glacière.
2) Sable lavé aux acides et calciné (MERCK).
B) Mode opératoire :
Laver abondamment le prélèvement avec la solutiontampon afin d'éliminer toute trace de sang. Exciser les petits vaisseaux. Essorer alors le tissu avec un tampon de waze. Peser le tissu et le hâcher finement dans un morte: de verre refroidi extérieurement par de la glace. Faire je broyage avec un poids égal de sable et en ajoutant goutte à goutte le mélange-tampon que l’on utilise à raison de 1 ml. par g. de tissu. Le broyage doit se faire lentement de manière à ne pas produire d'échauffement. Laisser en contact pendant une heure en chambre froide. Centrifuger alors le broyat à grande vitesse et recueillir le liquide surnageant pour l’électrophorèse.
Avant d'adopter définitivement ce mode opératoire très simple, nous avons essayé plusieurs autres techniques dont nous dirons quelques mots :