I. —— Essai d'utilisation d’un microbroyeur
Dans le but de réaliser un broyage plus homogène, nous avons fait l’essai d'un microbroyeur de verre conseillé par cerlains auteurs (34) et construit d'après Porrer et ELVENSEM (49).
Appareillage :
Ce microbroyeur est composé d’un tube de verre ayant la forme d'un tube à centrifuger dans lequel vient s'adapter un gros agilateur à extrémité renflée et arrondie. Ce renflement est rodé sur la partie interne du tube et y coulisse à frottement dur. Sa partie inférieure, celle qui vient en contact avec le fond du tube, est munie d'une vingtaine de pointes de verre favorisant la dilacération du tissu. L'agitateur est relié au moyen d’un tube de caoutchouc à vide à l'axe d'un petit moteur électrique placé verticalement et pouvant tourner à grande vitesse. Le microbroyeur est placé au sem d’un bac de glace pour empêcher l’échauftement produit au cours du broyage. |
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Mode opéraloire :
Placer le tissu à broyer dans le fond du tube avec un peu de poudre de verre et la quantité de solution-tampon appropriée. Mettre le moteur en marche. En montant ou descendant le tube, HUE sans aucun risque le broyage du tissu en quelques minutes.
Résultats :
Ce mode de destruction cellulaire ne nous à pas donné les résultats escomptés et s’est révélé inférieur au broyage au mortier en présence de sable. En effet, malgré le rodage du verre, malgré la présence de pointes sur l’agitateur et celle de poudre de verre dans le tube, le tissu tourne avec le piston et se trouve mal dilacéré. D'autre part, il se produit en un temps très bref un échauffement important qui n'est pas empêché par le refroidissement extérieur du microbroyeur. Il peut en résulter une altération des protéines extraites.
IT. — Essais de congélation-décongélation.
La congélation suivie de décongélation passe pour être une bonne méthode de destruction de la structure cellulaire (37) (31) (15). Cette destruction est d’ailleurs le reproche adressé à cette méthode lorsqu'on désire obtenir des coupes de tissus (38).
La formation des particules de glace pendant la congélation provoque une augmentation de volume du liquide intracellulaire et réalise l'éclatement de la structure -cellulaire (31). Cependant, les congélations ‘et décongélations répétées peuvent entraîner une dénaturation.
Mode opératoire :
Nous réalisons la congélation par détente de gaz carbonique liquide.
Mettre directement le tissu sur le détendeur à circulation de gaz carbonique faisant office de porte-objet. Le fragment tissulaire peut être au préalable placé au sein de quelques gouttes de solution-tampon qui favorise la congélation. Le « dégel » se fait par retour à la température ambiante.
Nous avons également essayé le broyage au mortier du tissu congelé, mais cette modification ne nous a pas permis d’obtenir de meilleurs résultats.
Comparaison des méthodes de broyage au mortier et de congélation-décongélation :
Nos expériences n° 68, 71 et 89 ont été faites en appliquant simultanément au même tissu l'extraction après broyage au mortier et la congélation-décongélation en présence de tampon aux phosphates de pH — 7,15. L’électrophorèse a ensuite été pratiquée avec ce même tampon.
Résullals :
Le procédé par gel et dégel successifs ne permet pas d'obtenir un liquide extractif assez riche en protéimes cellulaires et conduit à l'obtention de diagrammes élestrophorétiques moins nets que le broyage en présence de sable. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas retenu ce procédé.