‹ Etude critique de l'Electrophorèse de zone sur papier: Application à l’analyse des protéines extraites des tissus cancéreuxChapitre 49 sur 53 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Discussion des résultats

C’est à la lumière d’une comparaison entre les résultats que nous avons obtenus dans l'analyse des {issus cancéreux et de ce que l’on sait classiquement sur les modificauons des protéines sériques ou plasmatiques dans la maladie cancéreuse, que nous aborderons la discussion qui s'impose.

Il est clair que de nombreuses anomalies peuvent être constatées dans la composition protéique du sérum cancéreux. Nous les rappelons ci-dessous. On admet — plus par nécessité logique que par suite de preuves formelles — que les protéines plasmatiques « reflètent les activités des diflérents tissus ou organes de l’ensemble du corps ». Cependant tout prouve que de très nombreuses affections produisent des modifications similaires des protéines plasmatiques et ceci suggère que nombre des anomalies signalées sont produites par la réaction de l'hôte à la présence de la tumeur beaucoup plus que par la tumeur elle-même et le déversement dans le sang de ses produits de résorption.

Il faut d’ailleurs reconnaître avec Winzzer R.-J. (63) que nos moyens d'investigation sont encore très grossiers et que « c’est peut-être l'étude des fractions les moins abondantes, ou encore la connaissance de petites fractions absentes du plasma normal et qui peuvent être présentes dans le plasma cancéreux qui présenterait le plus d'intérêt ». Cette remarque est faite pour les protéines plasmatiques ou sériques, mais elle vaut aussi — et nous la faisons nôtre — pour les protéines tissulaires.

Il faut encore remarquer que la signification physiologique des modifications que l’on observe nous échappe encore presque complètement ; à quelques exceptions près (fibrinogène, protéine spéciale du type Bence-Jones) le lieu de formation des protéines dans l’organisme est encore une énigme.

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