‹ Étude Critique de l'Incision de Mac Burney dans l'AppendicectomieChapitre 5 sur 30 · ET DE L'ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE · texte numérisé non relu

ET DE L'ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE

Aux DocrEurs PRIEUR, RAMNOUX, WINCKEL

Introduction

L’incision de Mac BüURNEY, utilisée dans l’appendicectomie, présente un intérêt beaucoup plus considérable que celui qu’on a coutume de lui porter. Pour la première fois, en 1894, le grand chirurgien américain Mac BURrKEY, alors chirurgien, de l'Hôpital Roosevelt, à Philadelphie, en donna la première communication dans les Annales de chirurgie, document original dont nous donnons ultérieurement la traduction très fidèle. Cette incision marque un progrès considérable dans la technique chirurgicale de l’appendicectomie, et prime de loin les incisions anciennes, beaucoup trop mutilantes pour la paroi abdominale.

Considérée dès lors comme parfaite, il nous a semblé qu’on pourrait l’employer peut-être d’une façon systématique dans toutes les appendicectomies, qu’elles soient exécutées à froid où à chaud. Véritablement excellente dans certains cas, nous ne contestons nullement que parfois, même exécutée dans d’excellentes conditions de technique, cette incision met le chirurgien en présence de difficultés opératoires très certaines ; c’est alors que d’autres voies, et elles sont

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nombreuses, doivent être envisagées, et même préférées à l'incision de MAC BURNEY.

Nous sommes étonnés de ne pas voir mentionner l’incision de Mac BURNEY dans un travail paru récemment sur le diagnostic et le traitement de l’appendicite aiguë, qui nous apporte une documentation importante (Cf. KonG-Hax-MEr, Thèse Paris, 1931) et de très nombreuses observations, puisées à la clinique d’un de nos grands maîtres de la chirurgie contemporaine.

Dans ce modeste travail, notre but a été de rechercher, en toute conscience scientifique, quelle était sa valeur exacte ; de voir s’il n’y avait pas des cas où la clinique, qui, ici comme ailleurs, demeure intangible et conserve toute sa valeur, devait nous imposer l’emploi d’une autre incision que celle-là. Nous faisons remarquer aussi que, sous le nom de Mac BURKNEY, nous voyons exécuter couramment des incisions qui n’ont avec l’incision de Mac BURNEY qu'une parenté très lointaine ; la technique évoluant et se modifiant chaque jour au gré du chirurgien, on en arrive à une nouvelle qui n’a plus de commun avec l’originale que la dissociation des fibres musculaires des muscles grand et petit obliques, et du transverse.

Il était donc intéressant de se reporter à l’incision de l’auteur, et de rechercher si cette étiquette de Mac BURNEY ne désignait pas d’autres incisions faites un peu au hasard et selon Îles circonstances.

Le plan de ce travail est ainsi conçu : Nous rappellerons brièvement tout d’abord la constitution anatomo-topographique de la région, que nous avons étudiée spécialement sur un certain nombre de cadavres

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mis gracieusement à notre disposition par le Docteur CLAVEL, au Laboratoire de recherches du Professeur LaTARJET. Nous nous sommes reportés à la technique originale de Mac BURNEY, que nous reproduisons in extenso. Nous envisageons ensuite les différentes modifications, les diverses améliorations de technique auxquelles sont arrivés plusieurs de nos grands Maïtre de la Chirurgie moderne, et parmi lesquels nous ne citerons que GOssEeT et notre Maître le Professeur Tixier. Nous étudions ensuite une cinquantaine d’observations de malades opérés pour appendicite par la voie de Mac BurxEY ; toutes ont été faites par le même chirurgien, le Docteur.CLaveLz, chef de Clinique chirurgicale à l’'Hôtel-Dieu, Dans une vue d’ensemble, nous examinons enfin quels ont pu être les avantages et les inconvénients de cette incision, et, dans certains cas déterminés, nous, verrons s’il faut l’employer au détriment de telle ou telle autre.

Notre. modeste travail n’a pas la prétention de diminuer en quoi que ce soit la valeur des autres incisions, au profit de celle de Mac BURNEY, et de faire de celle-ci une panacée universelle ; nous voulons lui donner toute sa valeur, mais sa juste valeur, et grande serait notre récompense si nous y étions seulement parvenu.

En terminant, nous tenons à adresser nos remerciements à M. le Professeur TiIxIER, qui nous a fait le le grand honneur d'accepter la Présidence de notre Thèse. Nous sommes fier de pouvoir nous dire son élève, et nous resterons toujours attaché au Maître éminent qui a su nous faire aimer passionnément la

belle Chirurgie française. Nos remerciements vont aussi à M. le Docteur CLAVEL, qui nous a toujours accueilli avec tant de bienveillance ; il nous à prêté son précieux concours et guidé de ses conseils éclairés dans l'élaboration de ce travail, Nous lui en sommes très reconnaissant. Nous n’oublierons pas enfin le Docteur Germaine ROUGEBIEF qui, malgré ses occupations si intenses, a bien voulu contribuer activement à cette Thèse.

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