‹ Étude Critique de Quelques Méthodes de Dosage des Phosphates dans les Liquides de L'organismeChapitre 6 sur 11 · LOIS · texte numérisé non relu

LOIS

Puis après l’avoir dissous dans lammoniaque, on reprécipite le phosphore sous forme de phosphomolybdate de baryum au moyen de chlorure de baryum. Ce précipité a un poids moléculaire très élevé, et représente plus de 130 fois le poids du phosphore qui entre dans sa composition. Il ne reste plus qu’à le laver, le sécher, le calciner et le peser.

Ce procédé est délicat, mais sa précision en fait la méthode de choix lorsqu'il s’agit d’atteindre à une grande exactitude.

Procédé diaphanométrique de Denigès. — Cette méthode a été publiée en 1910 dans le Bulletin de la Société de Pharmacie de Bordeaux. Elle repose sur le principe suivant: , |

Les phosphates à l’état de traces infinitésimales forment avec le réactif strychno-molybdique de Denigès un louche colloïdal. Ce louche indique par comparaison avec une échelle diaphanométrique la teneur en phosphore de la solution à examiner. Cette méthode est intéressante par le fait qu’elle n’exige que de très faibles quantités de liquide : deux gouttes de sang suffisent à Porte pour ce dosage.

Ce procédé a été employé par Porte (thèse, Bordeaux 1914) et par Borde (Bulletin de la Société de Pharmacie de Bordeaux 1921).

Les techniques de ces deux auteurs diffèrent peu : Porte détruit les matières organiques par incinération magnésienne, tandis que Borde préfère Ta destruction sulfonitrique. Porte emploie des proportions différentes de réactif strychno-molyhdique, tandis que Borde incline pour la ‘technique de Denigès qui lui donne des troubles plus légers et plus facilement contrôlables.

Procédé colorimétrique. — Taylor et Miller ont publié en 1914 une méthode colorimétrique : ces auteurs précipi-

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