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tent les phosphates sous forme de phosphomolybdate d’'ammonium et évaluent le molybdène ainsi précipité par colorimétrie après l'avoir réduit par la phénylhydrazine.
En 1920, les américains Bell et Doisy pensent qu'il est inutile de précipiter les phosphates et de les isoler comme le faisaient Taylor et Miller et qu’il suffit d'employer certains agents réducteurs qui agissent électivement sur lacide phosphomolybdique et respectent l’acide molybdique. «1! ne semble pas, disent-ils, que l'observation ait été faite Jusqu'à présent, que certains agents réducteurs réduisent l'acide phosphomolybdique sans affecter l'acide molybdique. »
Et cependant en 1920 également Denigès avait publié sa méthode céruléo-molybdique, où il préconise l’emploi comme réducteur du chlorure stanneux.
Ces deux méthodes nous ont paru être intéressantes à comparer, aussi est-il nécessaire de les examiner avec quelque détail.
Nous aurons surtout en vue dans cet exposé le phosphore inorganique dont le dosage est beaucoup plus important en clinique que celui du phosphore total.
Méthode américaine :
a) Précipitation des albumines. — On emploie lacide trichloracétique dilué à 20 p. 100. 5 ce. de plasma sont mélangés à 15 ce. d’eau distillée dans un flacon jaugé de 25 ce. et 5 ce. d’acide trichloracétique sont ajoutés. Le flacon est rempli jusqu’au trait de jauge, on agite et après 10 minutes on filtre sur un papier ne contenant pas de phosphates.
Si on emploie le sang total on laque 5 cc. de sang avec 35 ou 40 centimètres cubes d’eau dans un flacon de 50 ec. et on ajoute 5 ce. d’acide trichloracétique.
b) A 10 cc. du filtrat, dans un flacon jaugé de 25 centi-