‹ Étude critique des méthodes chimiques de dosage des ions dans les eaux minéralesChapitre 12 sur 39 · II. — Méthode à la bensidine · texte numérisé non relu

II. — Méthode à la bensidine

Principe. — On peut encore utiliser, pour déterminer l’ion SO, sa précipitation par le chlorhydrate de benzidine, remarqué en 1902 pra Wolf Müller, qui détermina alors que la solubilité du sulfate de benzidine formé n’était que de 0,01 à 0,03 %.

Quelques années plus tard, Raschig appliqua cette propriété aux eaux et apporta dans sa méthode une importante modification, en titrant le sufate de benzidine par acidimétrie.

Ce procédé comportait de grosses erreurs que Liebesny essaya de réduire. Mais ce fut surtout Haase qui détermina dans quelles limites exactes et dans quelles conditions précises la méthode devait être appliquée pour donner des résultats corrects.

a) La détermination de quantités de SO® inférieures à 30 mer par litre, au moyen de la méthode à la benzidine, s’avère, d’après Raschig, impossible.

Pour des quantités comprises entre 30 et 70 mgr. les erreurs possibles varient entre 5 et 10 %. Ce n’est qu’au-dessus de 80 mgr que les limites des erreurs sont inférieures à 1 4%. L. W Haase conseille de n’opérer, pratiquement, que sur des liqueurs dont la teneur en sulfate est au moins de 100 mgr. par litre.

b) Le manganèse et le fer bivalent n’amènent pas de perturbations.

c) Le fer trivalent est, par contre, nuisible, même à la concentration de 1 mgr. par litre. Haase conseille dans ce cas, et pour des concentration en fer trivalent allant jusqu’à 50 mgr. par litre, de faire bouillir la liqueur en présence de quelques “centimètres cubes d’une solution de chlorhydrate d’hydroxylamine à 1 %. La présence de quantités de Fe?0° suprieures à 90 mgr. par litre, amène, à la suite d’une addition importante de l’agent réducteur, des erreurs allant jusqu’à 5 %.

d) Les sels de calcium n’empêchent pas du tout, ou ne le font que dans une mesure très minime, la précipitation du sulfate de benzidine.

e) Le magnésium, même quand sa concentration est très faible, a un pouvoir solvant très marqué sur le précipité du sulfate de benzidine.

f) On doit éviter que le pH de la liqueur s’élève audessus de 10°. Pratiquement, la liqueur ne doit pas être alcaline à la phénol-phtaléine.

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