‹ Étude critique des méthodes chimiques de dosage des ions dans les eaux minéralesChapitre 20 sur 39 · III. —— Autre méthode · texte numérisé non relu

III. —— Autre méthode

Signalons une méthode colorimétrique due à Wrangel (1930), qui évalue le complexe par colorimétrie par formation de nitroso-indol.

Nous n’insistons pas à son sujet.

ION Li”

Principe, — Le lithium, en présence de sodium et de potassium, est isolé grâce à la solubilité de son chlorure dans l’alcool amylique, puis après transformation en sulfate, est dosé pondéralement.

C’est Gooch qui à montré que le chlorure de Hithium anhydre est soluble dans l'alcool amylique anhydre : 15 gr. d’alcool amylique dissolvent, à froid, 1 gr. de chlorure de lithium, tandis que le chlorure de sodium

a seulement une solubilité de 1/30.000 et le chlorure de potassium 1/24.000.

Nous avons adopté la modification que Bardet a apporté à la méthode de Gooch. L'alcool amyvlique destiné à dissoudre le chlorure de Hthium surnage, en effet, la solution aqueuse, et lorsque la cristallisation des chlorures se produit, il ne mouille pas les eristaux, ce qui empêche une dissolution complète du chlorure de lithium. Bardet préconise donc l’emploi du mélange pyridine-alecol amylique. La pyridine dissout le chlorure de lithium, ne dissout pas les chlorures de sodium et de potassium. Elle a un point d’ébullition de 116°, et elle a de plus l’avantage de

donner avec l’eau et l’aleool amylique un mélange homogène.

Signalons que, en 1930, Brown et Ready ont proposé l’acétone comme solvant du chlorure de lithium, et que Caley précipite le chlorure de lithium en solution dans l’alcool amylique à l’état de stéarate de hthium. Cette méthode permettrait de déceler 0,00002 gr. de Li par centimètre cube.

Méthode pondérale.

Réaetifs. — 1° Alcool amylique.

2° Pyridine.

3° Acide chlorhydrique concentré.

4* Acide sulfurique étendu.

Matériel. — Filtre d'amiante.

Capsule de platine.

MODE OPÉRATOIRE

1° Evaporer un nombre de litres d’eau variable suivant la teneur présumée de celle-ci en Hthium : pour 10 mgr. °/°°, 2 litres ; pour 2 mgr. °/°°, 10 litres ; pour 0,1 mgr. °/°°, 100 litres. La solution à doser ne doit pas renfermer plus de 0,20 gr. de chlorure de Bthium.

L'’évaporation (qui peut être réalisée sous pression réduite dans des ballons en verre Pyrex) est poussée jusqu’à 1 litre environ.

Pendant cette évaporation, des précipitations diverses se produisent. C’est ainsi que Urbain signale que, dans le cas des eaux sulfatées calciques, 1l se forme un dépôt important constitué principalement par du sulfate de caleium qui retient par adsorption une quantité de lithium appréciable. Ce dépôt, après

ne avoir été séparé par filtration, est transformé en earbonate par ébullition prolongée avec une solution de carbonate de soude. La liqueur, après lavage du carbonate, est acidifiée par HCI et ajoutée à la solution.

Eliminer alors la silice en évaporant à sec en présence d’acide chlorhydrique. Reprendre par l’eau, puis précipiter l’acide sulfurique par le benzidine. Eliminer les dernières traces de SO*H? par le chlorure de barvum. Séparer la magnésie par ébullition de la liqueur avec un lait de chaux. Kliminer la chaux par le carbonate d’ammonium.

Débarrasser la liqueur de la majeure partie du sodium, par addition &’un gros excès d’acide chlorhydrique.

Dans la solution, réduite à un petit volume, élinuner les dernières traces de magnésie par l’oxyquinoléine.

2° Placer la solution, aussi concentrée que possible, dans une fiole conique de 50 ce. Ajouter 5 ou 6 cc. d’alcool amylique et 5 ce. de pyridine.

Placer Le flacon sur une plaque d’amiante et chauffer doucement. La solution aqueuse qui est à la partie inférieure commence bientôt à bouillir. La vapeur d’eau se dégage. Si des soubresauts pouvant occasionner des pertes se produisent, munir la fiole d’un bouchon à deux trous, dans lesquels passent 2 tubes permettant le passage d’un courant d’air qui régularise et accélère l’évaporation de l’eau. Quand l’eau est complètement éliminée, les chlorures de potas- Sium et de sodium se précipitent, tandis que le chlorure de lithium reste en solution.

Pendant l’évaporation de la solution aqueuse de chlorure de lithium, il se forme par hydrolyse Li0H insoluble dans l’alecol amylique. Pour le faire passer complètement en solution, traiter l’ensemble par 2 ou 3 gouttes d’acide chlorhydrique concentré et faire bouillir 3 minutes.

Distiller ensuite jusqu’à ce que la température monte vers 130°. Ace moment, la pyridine est éliminée.

-Riltrer Le hquide, encore chaud, sur un petit filtre d’amiante, et laver les particules de chlorures précipitées par l’alcool chaud.

Evaporer le filtrat à sec vers 130°. On st un résidu de chloure de lithium. Le dissoudre dans un peu d’eau et ajouter de l’acide sulfurique étendu. Filtrer sur un creuset de platine taré pour éliminer les parties charbonneuses.

Evaporer au bain-marie, chasser l’acide en excès, en chauffant un peu le creuset, puis en calcinant légèrement. Refroidir sous dessiccateur.

Peser, soit n gr. de SO“ Li.

Cnlcul: 1 gr. de SOLE correspond à 0,1272 gr. de bthium.

n X 0,1272 — poids de lithium de la prise d’essai.

Rapporter au litre d’eau.

ION Na’

La teneur en sodium d’une eau est obtenue par différence entre le poids total des chlorures alcalins et les poids des chlorures correspondant aux quantités de potassium et de lithium dosées

ION Fe

Nous avons adopté pour doser le fer la méthode pondérale au cupferron.

C’est en 1894 que Wolh et Bamberger ont décrit la préparation du cupferron ou sel d’ammonium de la nitroso-phényl-hydroxylamine.

ONH“

OLIS ON LAS à NO

Page 1