‹ Étude critique des méthodes chimiques de dosage des ions dans les eaux minéralesChapitre 28 sur 39 · AIO · texte numérisé non relu

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calcium qui pourrait se trouver dans le précipité formé par l’alcool en X.

Laver jusqu’à ce que le liquide qui passe ne soit plus troublé par l’oxalate d’ammonium.

Après dessiccation et calcination au rouge, peser.

Calcul. — Poids de SO“ Sr X 0,4771 — poids de Sr de la prise d’essai. Rapporter les résultats à un litre d’eau.

ION Br

Le brome existe dans les eaux minérales à des teneurs variant de 0,0001 gr. à 0,010 gr. par litre. Nous utilisons pour déterminer cet élément la méthode colorimétrique de Denigès et Chelle.

Principe. — Le brome, libéré par action de l’acide chromique sur les bromures, réagit sur la fuchsine en donnant un dérivé bromé soluble dans le chloroforme qu’il colore en rose, L’intensité de cette coloration proportionnelle à la teneur en brome, permet un dosage colorimétrique.

Denigès et Chelle conseillent d’éviter, au cours de la réaction, toute élévation de température et préconisent dans ce but le mode opératoire que nous allons décrire.

Is évitent ainsi :

1° L'action perturbatrice de l’acide nitreux qui pourrait exister dans l’eau.

2° La production de chlore libre qui donne avec la fuchsine sulfurique, un dérivé chloré soluble en jaune dans le chloroforme et qui pourrait, de plus, oxyder

ultérieurement le brome à Pétat d’acide bromique indécelable par le réactif luchsiné.

Réactifs. — 1° Solution de clromate de potassium à 10 %.

2° Acide sulfurique concentré.

3° Réactif fuchsiné : verser 10 ce. d’une solution récente de fuchsine à 1 pour 1.006 dans 100 ce. d'acide sulfurique au 1/20, préparé en mélangeant 5 ec. de SO“? concentré avec de l’eau en quantité suffisante pour chtenir 100 ce. et en laissant refroidir. Lo mélange se décolore peu à peu.

En une heure environ il est prêt pour l'emploi.

4° Chloroforme purifié de l’alcool par trois lavages à l’eau distillée. On évite ainsi la réduction par l'alcool du mélange sulfochromique, dont l’action serait dans ce cas atténuée.

5° Solution titrée de bromure de potassium : dissoudre 0,149 gr. de bromure de potassium recristallisé dans un peu d’eau aistillée pus compléter à 1 litre : 1 ce. de cette solution contient 0,1 mgr. de brome.

Matériel. — Tubes pour détermination colorimétrique.

Colorimètre.

MODE OPÉRATOIRE

1° Concentrer à 5 ce. un volume d’eau déterminé de façon que cette prise d’essai ait une teneur en brome d’environ 0,1 mgr. Placer la prise d’essai dans un tube à essai, ajouter 4 gouttes d’acide chlorhydrique et 1 ce. d’acide sulfurique : l’addition d’acide sullurique échauffant la liqueur, refroidir sous un courant d’eau de façon à avoir une température de 15° environ.

Ajouter 1 cc. de chloroforme, puis 8 gouttes de la solution de chromate de potassium et agiter énergiquement; le brome, déplacé des bromures par l’acide

chromique, se rassemble dans le chloroforme. Ajouter alors 2 ce. de la solution de fuchsine décolorée et agiter de nouveau: s’il v a du brome, le chloroforme se colore en rose-rouge.

2° Comparer la teinte rose ou rouge produite avec celle obtenue avec des solutions titrées de bromure de potassium, traitées de la même façon.

Cas des eaux sulfureuses: évaporer à sec, en présence de magnésie, le volume d’eau choisi pour la détermination, calciner légèrement le résidu et reprendre par l’eau.

LOINS Ie

Généralités. — Les deux méthodes de dosage de cet élément, que nous allons exposer, sont basées sur la mise en liberté de l’iode des iodures, forme sous laquelle il existe dans les eaux minérales.

La détermination de l’iode libéré se fait soit par volumétrie (Frésénius), soit par colorimétrie (A. Gautier). L’emploi de l’une ou de l’autre de ces méthodes se justifie par la teneur en iode de l’eau à essayer : la méthode colorimétrique de A. Gautier sera utilisée pour des teneurs de 1/100 à 1/1000 de mgr. par litre,

celle de Frésénius pour des teneurs de 1/10 de mgr. environ.

Ces deux procédés devront être précédés d’une concentration et d’une purification des iodures.

L — Concentration. Purification.

Elle repose sur la solubilité des bromures et des

iodures, grande relativement à celle des autres sels, dans l’alcoo! à 96°.

Réactifs. — 1° Carbonate de sodium cristallisé, lavé au préalable avec de l'alcool à 96° et séché.

2° Alcool à 96°.

3° Solution concentrée de potase.

4° Nitrate de potassium cristallisé.

Matériel. —- Ballon avec réfrigérant ascendant.

MODE OPÉRATOIRE

Opérer sur une quantité d’eau variable suivant la méthode qui doit être employée par la suite.

1° Additionner l’eau d’une quantité de carbonate de sodium telle que sa réaction soit franchement alcaline au tournesol. R$duire alors l’eau à analyser par évaporation jusqu’à 1/30 de son volume environ.

Filtrer en entraînant sur le filtre tout le dépôt formé pendant l’évaporation. Laver ce résidu à l’eau chaude jusqu’à ce que la liqueur filtrée ne soit plus alcaline.

2° Placer le fiitrat dans une grande capsule de porcelaine et évaporer jusqu’à dépôt cristallin humide.

Délayer ce dépôt dans de l’alcool à 96° au moyen d’un petit pilon, malaxer, puis faire passer dans un ballon avec une quantité d’alcool variant de 100 à 200 cc. suivant l’importance du précipité.

Laisser en contact une nuit, filtrer l’alcool et traiter le résidu qui se trouve dans le ballon 3 fois par 100 à 150 ce. d’alcool. Maintenir chaque fois l’aleool à l’ébullition (au moyen d’un réfrigérant ascendant) pendant 10 à 15 minutes. Filtrer les alcools successifs sur le filtre qui a servi à la première filtration du magma alcoolique et les réunir au premier filtrat.

3° Ajouter alors ? «u 3 gouttes de solution concentrée de potasse et évaporer complètement l’alcool.

Le résidu de la distillation qui contient surtout des bromures, des iodures et un peu de chlorures est repris par l’eau, puis évaporé dans une petite capsule de porcelaine Jusqu'à résidu cristallin.

4° Délayer à nouveau dans l’alcoo! et recommencer deux fois encore toute la série des opérations précédentes.

)° Evaporer à siceité après addition de 2 gouttes de potasse concentrée, la liqueur alcoolique obtenue pendant le troisième épuisement. Porter ensuite la capsule au rouge sombre de façon à brûler les matières organiques, en évitant toutefois une température EXCESSIVE,.

6° Reprendre par l’eau (voir remarque). La solution doit être incolore; sinon l’évaporer à sec en présence de nitrate de potassium, calciner légèrement et reprendre le résidu par l’eau chaude de façon à le dissoudre complètement, Filtrer pour enlever les petites particules de charbon.

Remarque. — À. Gautier ajoute un temps : la distüllation de l’iode après oxydation par le bichromate de potassium. Procéder ainsi : verser la solution après la filtration précédente dans un ballon avec une solution de bichromate de potassium. Distiller et condenser l’iode mis en liberté dans un peu de potasse pure qui est ensuite neutralisée avec SO*H2.

IL —- Méthode à l’hyposulfite de soude (Frésénius). Réactifs. — 1° Acide sulfurique au 1/4: verser une partie

d'acide sulfurique dans trois parties d’eau distillée.

2° Sulfate acide de nitrosyle : chauffer de l’acide nitrique avec de l’anhydride arsémieux, et faire passer le mélange gazeux (NO? -- NO) dans l'acide sulfurique : on obtient une solution de sulfate acide de nitrosyle SONO dans l'acide sulfurique. Cette solution s'appelle la nitrose. Elle se conserve longtemps mais, par action de l’eau, elle se décompose en acide nitreux et acide sulfurique.

3° Sulfure de carbone.

4° Solution de bicarbonate de sodium : dissoudre 0,5 gr. de bicarbonate dans un litre d’eau.

5° Solution d’iodure de potassium à 0,5 gr. %.

6° Solution d’hyposulfite de sodium : dissoudre 1,5 gr. d’hyposulfite dans un litre d’eau. -

MODE OPÉRATOIRE

On pratique cette méthode sur un volume d’eau variant de 30 à 50 litres.

1° Concentrer les iodures de cette prise d’essai en suivant la marche indiquée précédemment.

2° Ajouter à la solution obtenue 20 cc. de sulfure de carbone, 1 ec. d’acide sulfurique au 1/4, puis deux gouttes de la solution de nitrose: agiter énergiquement et longtemps pour dissoudre tout lPiode libéré dans le sulfure de carbone, puis laisser reposer. Le sulfure de carbone se sépare coloré en rouge violet.

S’assurer que tout l’iode a été mis en liberté en ajoutant 2 gouttes de nitrose.

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