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LE SOUFRE ET LES COMPOSÉS SOUFRÉS RÉDUCTEURS

Au griffon d’une eau sulfureuse les formes chimiques du soufre sont multiples. Le soufre s’y rencontre souvent à l’état libre ou colloïdal. Une portion est sous forme réduite : hydrogène sulfuré (H°$S), sulfures (M°S ou MHS) ou polysulfures (M°$?, nH°0 ; M° $°, nH°0 ; M°$", nH°0). Une autre portion est faiblement oxydée : sulfites (SOM?), bisulfites (SOMH), hyposulfites (S’O°M°), hydrosulfites (S0*M*) (Cherbuliez). Enfin il exsite une forme oxydée : sulfates (SO*M? et SOMH).

Sous l’action de la barégine qui isole des couches aqueuses et les prive de la pénétration de l’oxygène de l’air, des étages se différencient, au griffon, en zones oxydées et zones réduites. Sous l’action de mieroorganismes réducteurs où oxydants (sulfuraires), des transformations se réalisent d’une zone à l’autre. En résumé il existe un équilibre qu’il importe de définir, La connaissance exacte de ces corps est, en effet, d’une importance qui paraît chaque jour plus grande, car les hydrologues pharmacologues attribuent un

(1) On trouvera le dosage des sulfates À la page 38

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rôle capital au jeu des différentes formes et combinaisons du soufre.

Dupasquier, en 1839, expérimentant sur les eaux d’Allevard, formula la méthode sulfhydrométrique encore utilisée actuellement. Elle repose :

1° sur l’affinité de l’iode pour l’hydrogène :

HSE 2TH ES

2° sur l’affinité de l’argent pour le soufre avec formation de Ag$S. Cette dernière réaction a pour but de mettre en évidenez le soufre total des polysulfures, qui échappe à la détermination iodométrique, les polysuifures réagissant comme monosulfures vis-à-vis de l’iode,

Elle sélectionne ainsi les diverses catégories du soufre :

1° Par addition directe de solution d’iode, on dose toutes les formes réductrices du soufre. C’est le soufre total.

2° Un courant d’hydrogène ayant entraîné FPS, un nouveau dosage iodométrique est pratiqué. Le résultat obtenu, soustrait du précédent, donne HS.

9° On précipite par le plomb H°$ et les sulfures. Le résultat de la nouvelle détermination donne les hyposulfites et permet de calculer par différence avec le résultat précédent, les sulfures.

4 On précipite par l’argent HS, les sulfures et les polysulfures. Le soufre total de ces composés peut être calculé d’après la quantité d’argent absorbée. Par différence avec le résultat obtenu pour ces mêmes

composés par iodométrie, on obtient le soufre surajouté sur les polysulfures,

Cherbuliez, étudiant les eaux de Pistany (Tchécoslovaquie), procède différemment :

1° Il précipite par le cadmium et dose par l’iode les sulfures fixés par ce métal. Il obtient ainsi HS et les sulfures.

2° En déterminant l’iode fixé total, duquel il déduit le chiffre obtenu précédemment, il obtient ee qu’il appelle le pouvoir réducteur résiduel.

Il attribue ce pouvoir réducteur à l’hydrosulfite, car seul ce corps possède un même pouvoir catalytique et a une décomposition du même rythme que les éléments de l’eau préalablement déféquée au cadmium.

Enfin Lescœur, en 1932, a publié, dans le Journal Médical Français, la courbe de dissociation de l’hydrogène sulfuré aux différents pH. Connaissant la somme sulfure + HS et le pH de l’eau, il est possible au moyen de cette courbe d'indiquer la répartition des divers ions. Il s’agit d’une méthode physique que nous nous contenterons done de signaler.

Fest probable que les différentes formes du soufre varient avec l’eau considérée et qu’une certaine latitude doit être laissée au chimiste pour les différents cas.

En conséquence, il semble logique, comme l’a proposé M. F. Caujolle, d’interpréter les différentes déterminations que nous venons d’exposer non comme « degré sulfhydrométrique », mais comme la « quantité d’iode absorbée ».

Voici le détail des techniques :

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