LENS
tant afin de déterminer un « jalon de départ » avant la mise en traitement.
— Beaucoup plus souvent : le clinicien est incertain. La sérologie quantitative peut-elle lui être utile ? || y a plusieurs cas à considérer.
|} L'examen clinique de la lésion n'est pas concluant. On ne trouve pas toujours de tréponèmes à l'examen microscopique de la sérosité d'un chancre syphilitique. En l'absence d'examen au fond noir, des spirochètes saprophytes des voies génitales peuvent être confondus sur les frottis colorés avec le Tréponème. La sérologie classique faite précocement peut apparaître dissociée, ou faiblement positive, et dans le cas où on n'a pas décelé de tréponèmes, une ascension du taux des anticorps aura une réelle valeur diagnostique. L'observation 8, citée plus loin à propos d'une autre étude, montre que l'on peut rencontrer une sérologie classique très faiblement positive alors que les réactions quantitatives décèlent un taux d'anticorps qui s'élève déjà. Lorsque nous comparerons sérologies qualitative et quantitative nous verrons que celle-là est encore dissociée lorsque celle-ci est déjà positive au 1/10 ou au 1/20. On a signalé la possibilité de sérologies positives au cours de l'herpès ou plus rarement dans la maladie de Nicolas-Favre. Heymann à montré que, dans ce cas, les tests quantitatifs étaient utiles parce qu'ils mettaient en évidence un taux faible d'anticorps rétrocèdant assez rapidement en l'absence de tout traitement. La sérologie classique faite alors est généralement dissociée, mais sa positivité demeure plus longtemps sans changement, surtout si le clavier habituel emploie des réactions très sensibles : nous envisagerons ultérieurement cet avantage du test quantitatif.
2) Il peut y avoir association de la syphilis à une lésion non syphilitique. Ce peut être un chancre mixte, un herpès masquant une syphilis, une maladie de Nicolas-Favre associée à cette même maladie. La sérologie classique ne permet pas alors de dépister la syphilis, cachée par une affection qui peut par elle-même donner des tests positifs. Thomas ainsi que Heymann ont établi que l'augmentation nette des anticorps circulants permet un diagnostic sûr, ainsi que la stabilité du taux trouvé. Lyncha fait la même remarque pour l'association gonococcie-syphilis.
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3) L'étiologie syphilitique d'un syndrome clinique doit être précisée. C est par exemple le cas des manifestations neurologiques ou cardiovasculaires de la syphilis. || peut, en effet, arriver que le médecin qui à demandé une sérologie classique n'ait pour réponse qu une sérologie dissociée. || sera bon alors, comme l'indiquent Joulia, Pautrizél et Texiér de faire pratiquer des réactions quantitatives : il peut s'agir d'une négativité apparente d'un sérum hyperpositif, c'est-à-dire d'un phénomène de zone que nous allons maintenant étudier. s
4) La sérologie classique est dissociée alors que la syphilis est certaine. En présence d'une syphilis dont le diagnostic a été posé en toute certitude, la sérologie classique demandée peut apparaître dissociée : des réactions d'hémolyse positives, des réactions de floculation négatives, ou très faiblement positives : si l'on pratique alors une sérologie quantitative, celle-ci apparaît très fortement positive : ce phénomène sur lequel les auteurs ont insisté est le phénomène de zone. Ici, seuls les tests quantitatifs peuvent redresser une apparente « erreur » de la sérologie. Richardson, Price et Wilkinson ont montré que la floculation d'un système antigène-anticorps ne se produisait que lorsqu'il y avait un équilibre optimum entre l'antigène et l'anticorps.
Boerner et Luckens ont traduit en une courbe représentée ciaprès {fig. |} cette notion d'équilibre. On voit que de part et d'autre de la zone réactionnelle {(ZF) dans laquelle chaque point de floculation correspond à une quantité équilibrée d'antigène et d'anticorps {système xx), s'étendent deux aires où la floculation ne se produit pas :
— Üne aire d'inhibition par excès d'antigène (système zz): un sérum contenant z anticorps apparaîtra négatif alors que la quantité z qui est faible existe pourtant, cela parce que l'antigène introduit dans la réaction sera en quantité trop importante ; si dans le liquide surnageant on recherche cet antigène on pourra le mettre en évidence.
— |a seconde aire où ne se produit pas la floculation est une aire d'inhibition par excès d'anticorps (système yy'}. lei le déséquilibre est inverse : un sérum possédant beaucoup d'anticorps apparaîtra négatif et dans le liquide surnageant on trouve encore des anticorps : cela correspond au phénomène étudié par Heidelberger suivant lequel, étant donné une quantité d'anticorps fixe,