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7) Enfin, il est un problème sur lequel les auteurs américains ont particulièrement insisté : c'est celui du diagnostic de la syphilis chez le nouveau-né, né de mère syphilitique.
Nous n'avons malheureusement pas pu étudier ce chapitre important, faute d'avoir pu nous procurer d'observations de tels malades.
Les auteurs sont unanimes à reconnaître que la sérologie quantitative est ici très utile. « La réaction de Wassermann obtenue avec le sang de l'extrémité placentaire du cordon ne fait pas un diagnostic de syphilis de l'enfant, mais de syphilis de la mère : on rencontre le même phénomène avec le sang de ponction veineuse de l'enfant. » Cette loi, connue sous le nom de loi de Fildes, met en évidence le fait que les anticorps syphilitiques traversent la barrière placentaire comme les autres anticorps et se trouvent dans le sang de l'enfant à la naissance. Ainsi en constatant une sérologie positive chez un nouveau-né, le clinicien se trouve en présence d'un problème important à résoudre : l'enfant a-t-il été contaminé par sa mère, est-il atteint de syphilis congénitale ou bien est-ce un simple passage d'anticorps, analogue à ce qui se passe pour ceux de la rougeole par exemple, sans affection chez l'enfant ? |
Dunham, dès 1932, avait montré que la sérologie classique pour vait résoudre ce problème par sa négativation progressive, mais cela au bout d'un temps d'observation très long, si bien que le traitement était en général commencé, par souci de sécurité de la part du médecin, avant que la sérologie se soit négativée ; ce qui avait fait dire à Cruickshand que la réaction de B.W. n'avait pas d'intérêt diagnostique : de toute façon le médecin ne pouvait se prononcer avant au moins 70-80 jours. |
Faber et Christie, en 1936, utilisèrent des tests quantitatifs de Wassermann, pensant que par cette méthode ils pourraient résoudre le problème très rapidement : en effet, si l'on titrait les anticorps, on verrait que dans le cas d'un simple passage, le taux diminue puisqu'il s'agit alors d'une élimination, tandis que dans le cas d'une syphilis congénitale, l'enfant, fabriquant lui-même des anticorps, le taux augmente. C'est ce que ces auteurs constatérent sur une statistique assez importante. Dans le travail de Christie, |4 enfants nés de mère syphilitique sont suivis ;: || se négativent entre 22 et 90 jours. 3 demeurent positifs. Nous réprésentons ci-dessous la variation des anticorps chez l'enfant contaminé
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Ager en semaines Fig. 3. /aux danticorps dans la Syphilis Congenilale du nouveau-né (‘apres CHRISTIE)
et chez l'enfant sain, en fonction du temps : ce graphique (fig. 3) est emprunté à Christie et concerne deux jumeaux, l'un malade, l'autre sain : nous voyons que dès la deuxième semaine le diagnostic pouvait être porté. Pourtant, il ressort de l'étude de Scott, dont nous reproduisons un schéma {fig. 4), que les courbes d'évolution des anticorps peuvent avoir divers aspects : en À et B des nouveaux-nés non syphilitiques, en €, D et E des syphilis congénitales, en particulier la courbe D qui peut, au départ, en imposer pour un taux régulièrement décroissant. || semble qu'un diagnostic certain ne puisse, même avec les méthodes quantitatives, être porté avant la sixième semaine.
À ce point de vue, il est intéressant, comme le notent Heymann et Hassler, de comparer les taux d'anticorps dans le sang de la mère et dans le sang de l'enfant, à la naissance : un taux identique ou légèrement inférieur chez l'enfant par rapport à la mère serait en faveur d'un simple passage d'anticorps, alors qu'un taux chez l'enfant supérieur à celui de la mère serait un signe de contamination.
| semble qu'il vaudrait mieux dans ce cas particulier employer des réactions quantitatives aux deux modes : une d'hémolyse et une de floculation. En effet, dans le cas d'une contamination du nouveau-né, les écarts de taux doivent être restreints. Dans le cas où les anticorps ne font que passer à travers le placenta on
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