‹ Etude Critique des Réactions dites Quantitatives utilisant les Antigènes Cardiolipidiques (Méthodes de floculation et de fixation du complément)Chapitre 47 sur 69 · AO · texte numérisé non relu

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e En résumé. Sur 11 malades traités, au minimum depuis six mois, pendant plusieurs années pour la plupart d'entre eux, il n'a été obtenu qu'une seule négativation [obs. 35) après deux ans et demi de thérapeutique réqulière. Tous les autres malades, mise à part une observation qui pose un problème particulier et sera rapportée plus loin (obs. 54), présentent des sérologies irréductibles à taux oscillants : 3 ont des titres de l'ordre du 1/2,5 - 1/5, 5 autres sont voisins du 1/10, et l'observation 36 varie entre le |/40 et le 1/80.

On peut en conclure que dans les syphilis congénitales tardives, avec ou sans manifestations cliniques, quel que soit le traitement employé, il est très difficile de réduire le taux d'anticorps et la négativation semble exceptionnelle. :

V. — ÉTUDE DES ANTICORPS ANTILIPOIDIQUES DANS LA SYPHILIS LATENTE TRAITÉE

Par syphilis latente ou sérologique pure, on entend une syphilis. uniquement décelable par les réactions sérologiques classiques ou par le test de Nelson, l'examen clinique étant entièrement négatif. De plus en plus cette forme est rencontrée par le vénéréoloque. En effet, la multiplication des examens sérologiques systématiques permet de déceler des affections qui autrefois seraient passées inaperçues : examens prénuptiaux et prénataux, sérologies obligatoires pour tout étranger entrant en France, examens sérologiques pratiqués dans les centres de transfusion.

Et pourtant le taux des réagines et son évolution au cours du traitement, dans ces syphilis latentes, a été rarement étudié.

Thomas les divise en deux catégories : les syphilis latentes précoces et les syphilis latentes tardives. Pour l'auteur, cette classification trouve sa justification dans le fait que, sous l'influence de la thérapeutique, les premières, lorsqu'elles se négativent, le font en un à deux ans, alors que les secondes ne parviennent à ce résultat que beaucoup plus tard et obéissent à la loi : « plus la syphilis est ancienne, plus il faut de temps pour la négativer ». Une statistique élaborée par Kaplan et Brightman au « pénitencier de Sing-Sing » illustre cette conception :

EAN

- Sur 30 syphilis datant de 7 à 12 mois : 5 sont négativées en 10 mois, 6 en 24 mois, et 2 en 36 mois.

- Sur 26 syphilis de plus de 12 mois: 3 sont négativées en 24 mois et 2 en 40 mois.

Mais cette statistique met aussi en évidence le fait que la négativation dans ce stade de syphilis latente est assez rare et d'aurtant plus difficile à obtenir que le traitement intervient plus tardivement. Cutler, Chester et Price, étudiant 447 malades traités par la pénicilline seule pour cette affection, notent que :

- au terme d'une observation de 24 mois : 22 % de syphilis latentes précoces se sont négativées contre seulement 3,5 % de

formes tardives (ceci exprimé en employant comme test sérolo-

gique la réaction de Mazzini).

- après 6 années : 34 % de précoces sont parvenues à ce résultat et 10 %, de syphilis traitées tardivement.

Redmond, Nicol et Shooter, traitant de l'allure générale de la courbe des anticorps dans les formes latentes, et sous traitement pénicilliné, décrivent trois types de graphiques : certains malades demeurent à un taux élevé (9 sur 83), d'autres présentent de très nettes fluctuations du titre sans jamais se négativer (49 sur 83), enfin un troisième groupe voit son taux d'anticorps décroître lentement avant d'arriver à la négativité (25 sur 83).

MM. Olivier, Bénazet et Reboul, dans un article récent auquel nous faisons de larges emprunts, émettent l'hypothèse que les taux élevés se trouvent dans les syphilis récentes, les taux’ bas dans les affections tardives et que la constatation de tels titres par les réactions quantitatives peut permettre de porter un diagnostic d'ancienneté : « || semble qu'en présence d'une syphilis latente, révélée par la sérologie, la constatation d'un taux élevé d'anticorps, de sa chute rapide sous l'effet du traitement et, pourrait-on ajouter, d'un luo-test négatif, doive faire penser à une syphilis récente. »

— A) Les observations que nous apportons. Les malades que nous avons étudiés sont au nombre de 93, du service de Dermato- Vénéréologie de l'Hôpital Des Genettes [Médecin-Commandant Olivier), sauf deux malades du service des Contagieux [Profes-

seur Sohier). Nous avons en outre testé 23 malades de la Clinique dermatologique de l'Antiquaille *.

Mais tous ces sujets n'ont pu être suivis pendant la même période. Nous en comptons 13 ayant eu des sérologies quantitatives pendant plus de 2 ans, 10 entre | et 2 ans, 20 entre 6 mois et | an, soit: 43 malades suivis régulièrement pendant plus de 6 mois par la méthode quantitative.

Parmi les 50 malades restants, 19 sont intéressants à plusieurs titres, surtout par la baisse rapide de leurs taux d'anticorps antiliboïdiques.

Du point de vue thérapeutique, parmi ces 93 malades : 22 ont été traités plus de 2 ans {dont 17 plus de 3 ans), 9 entre | et 2 ans et 18 entre 6 mois et | an, soit : 49 malades traités régulièrement pendant plus de 6 mois.

Si nous répartissons nos observations en fonction des titres obtenus lors du premier examen en sérologie quantitative, nous trouvons les résultats suivants :

En réaction de Kolmer quantitatif En réaction de Kline quantitatif Premier examen Dernier examen Premier examen Dernier examen PORC ue ic 720.227,0 obate 1/40 L'0 ob, POI ES A POELE sl /207 2 lsobs%"1/20:% "501 obs. ONE RCE RO FO SUIS ob N/D OLobs, 1 /10..:; % 2 :obs. PR OC eh SE 0 ob EL ic obenr l/5 8 "0: ob.

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