‹ Etude Critique des Réactions dites Quantitatives utilisant les Antigènes Cardiolipidiques (Méthodes de floculation et de fixation du complément)Chapitre 48 sur 69 · F/2,5 PE TRE · texte numérisé non relu

F/2,5 PE TRE

De ce tableau se dégage le fait que sous l'influence du traitement les titres des sérums examinés ont nettement baissé puisque le titre médian en Kolmer est passé du 1/10 au premier examen au |/5 en fin d'observation, et en Kline du 1/2,5 à un taux voisin de 0. D'autre part, on y décèle des négativations puisqu avant toute thérapeutique aucun malade n'était négatif en sérologie quantitative par la méthode de Kolmer et l'on voit qu'en fin

* Ces malades que nous n'avons pas suivis assez longtemps, n'entrent pas dans les chiffres cités ci-dessous: certaines observations très intéressantes seront analysées plus loin.

d'observation 17 sérums négatifs sont apparus dans la même technique.

Enfin, avant toute thérapeutique, ou lors du premier examen, on constate que les taux obtenus sont variables : avec des titres élevés, de l'ordre du 1/40 en Kolmer, ou bas voisins du 1/5 ou du 1/2,5 : néanmoins, nous avons 24 observations dont le titre est supérieur au 1/20 en Kolmer et après traitement il n ÿ en a plus que 7.

Nous avons vu, au cours de l'étude des autres stades de la syphilis, que bien souvent la réaction de Kline indique des taux d'anticorps inférieurs à ceux trouvés par la réaction de Kolmer. Cette notion est encore plus évidente ici: au premier examen nous avons 24 observations supérieures au 1/20, en Kolmer, pour | en Kline, et 48 supérieures au 1/10, en Kolmer, pour 10 en Kline. Ceci a pour conséquence que de nombreuses formes laten-' tes présentent des sérologies quantitatives dissociées (27 observations négatives en Kline avant toute thérapeutique contre 0 en Kolmer).

Or, nous avons vu, dans un chapitre précédent, parlant de l'intérêt diagnostique des réactions quantitatives, qu'en dehors de la syphilis celles-ci étaient généralement dissociées : il ne faudrait pas en conclure, inversement, que réaction quantitative dissociée doit exclure la possibilité d'une syphilis : cet exemple le prouve.

Il est à noter que, dans ce tableau, nous avons fait rentrer sous la rubrique « Premier examen » aussi bien les observations de malades suivis quantitativement avant tout traitement (ces derniers sont au nombre de 35) que les résultats du premier titrage pratiqué chez des sujets déjà en traitement. L'obtention d'un .taux médian au 1/10 pour ces 93 observations, comparable au titre médian trouvé dans les syphilis latentes que nous avons étudiées avant thérapeutique, nous indique que ce fait n'a pas apporté une grosse perturbation statistique.

Parmi les 93 malades, nous avons obtenu 17 négativations, soit 18,5 %. Si nous recherchons combien de temps ces 17 sujets ont été traités pour parvenir à ce résultat, nous trouvons que 7,6 % l'ont été après 2 ans, 3,2 % après une thérapeutique de | à. 2 ans, et pour 7,7 % il n'a pas fallu un an (2,2 % moins de 6 mois, 5,5 % entre 6 et 9 mois) : bref, en moins de 2 ans de traitement nous notons 10,9 % de négativations, et après 2 ans 7,6 %..

Bien qu'il soit souvent difficile de connaître la date de contamination de ces malades et, par là même, de déterminer si la syphilis latente est précoce ou tardive, dans le groupe des malades négativés par un traitement inférieur à 2 années, nous relevons : =

Pour un malade négativé en 7 mois, un chancre au maximum 4 ans auparavant : pour un autre négativé en une année, un chancre 2 ans avant la découverte sérologique ; pour un troisième, négativé en 14 mois, une notion de contamination remontant à 3 ans : enfin pour un quatrième, dont les tests quantitatifs sont devenus négatifs en 4 mois, se pose le problème de savoir sil'on est en présence d'une rechute ou d'une nouvelle contamination ; une sérologie classique négative et un T.I.T. négatif en novembre 1953, fixe le délai le plus long à 22 mois entre la contamination et la date de retour à la négativité [voir obs. 56).

Ces exemples tendent à confirmer la notion établie par Thomas que les syphilis latentes qui sont négativées en moins de deux ans sont généralement des affections assez récentes.

Si nous répartissons nos observations les plus intéressantes, en fonction des délais de traitement, pour essayer de nous rendre compte de l'importance des négativations, des chutes marquées d'anticorps et des taux restés stationnaires, nous obtenons :

a] Chez les malades traités plus de deux ans : 22 observations. — ] négativations.

— 5 chutes du taux des anticorps.

— 10 taux d'anticorps stationnaires.

b) Chez les malades traités de | à 2 ans : 9 cas. — 3 négativations.

— 3 chutes du taux des anticorps.

— 3 taux d'anticorps stationnaires.

cJEntre 6 mois et un an: 18 cas.

— 5 négativations.

— 6 chutes du taux des anticorps.

— 7 taux d'anticorps stationnaires.

d) Moins de 6 mois : 28 malades.

— 2 négativations.

— 10 chutes du taux d'anticorps. =- — |6 taux d'anticorps stationnaires.

Si, chez les malades soumis à un traitement pendant moins de b mois on peut supposer que les taux stationnaires sont dus au fait qu'il faut dans ces infestations anciennes un certain temps avant que l'influence des médicaments se manifeste dans la courbe sérologique par suite de « l'inertie tissulaire », les mêmes taux stationnaires après deux ans de soins ont généralement la valeur de sérologies irréductibles : il en est de même aussi, du reste, pour une grande partie des chutes de taux d'anticorps après cette même période. Mais il faut souligner le fait que même dans les syphilis latentes soumises à un traitement de moins de six mois, il existe un nombre important d'observations qui mettent en évidence une baisse marquée du taux des anticorps circulants. || y a donc divers modes de réponse à la thérapeutique. Peut-on dire que les chutes précoces du taux d'anticorps se voient dans les syphilis relativement récentes ? Chez quatre des dix patients qui ont vu leurs anticorps diminuer au cours d'une thérapeutique de 6 mois au maximum et chez lesquels l'interrogatoire a pu révéler la date probable de contamination, celle-ci avait eu lieu dans les deux à trois ans auparavant, pour les autres malades la date du début de l'affection n'a pu être précisée. || semble donc bien que les syphilis latentes précoces réagissent rapidement au traitement, avec une baisse prononcée des anticorps dès les premiers mois, cela allant du reste avec leur négativation plus rapide.

Citons quelques observations de malades qui illustreront ces données. D'abord, des exemples de négativations précoces et tardives ; puis, des observations de sujets qui sous l'influence du traitement ont vu leurs taux d'anticorps baisser plus ou moins rapidement ; enfin, quelques cas de sérologies stationnaires : cela chez des patients traités : plus de 2 ans, de | à 2 ans, entre 6 mois et | an, moins de 6 mois.

|. Les négativations.

— (37) Obs. Dy... El, h. (fig. 13).

Découverte sérologique en décembre 1952. Sérologie de contrôle pratiquée chez les parents : négative.

Traitement : 1953 : 2 cures de Muthanol, une de cyanure. 1954 : 3 séries de Muthanol” 1955 : une série de Muthanol.

Sérologie: Kline Kahn Kolmer Debains Kline © Kolmer © IAE, Peer Eu rer er na En ae IS enr 2000 EE te ao el 42,500 14 mois..... FES Sera COS 0 rer de or Me 7/10 LT mots, : ca AT MR te Gus Gen 0 harly25 20 Mimoisn et SES Eten ec nt ocre = ES en EN 2 ri LA ANS PNR 0 ET Sn 0 Conan 0 2 ans 3 mois. (0) ner SÈ2F SÈSE 0 Huesel2 lCO 2 ans 8 mois. An Ana 0 3e DR rer 0 (0)

On remarquera que le titre régulièrement décroissant pendant

les 17 premiers mois présente une réascension passagère au ving-

-fième mois décelée aussi bien en Kline qu'en Kolmer et même par le clavier sérologique habituel.

= (38) Obs. Fr... EF, £

Syphilis sérologique en août 1949, dépistée à la suite d'un avortement avec fœtus macéré. Le mari a été trouvé porteur lui aussi d'une syphilis sérologique en 1950.

Traitement : d'août 1949 à janvier 1953 : pénicilline 3.000.000 unités par an. En 1953 : 3 séries de bismuth. Même thérapeutique en 1954. Une série en 1955.

Sérologie : Kline Kahn Kolmer Debains Kline © Kolmer OM

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Aux délais ci-dessus, il convient d'ajouter les 3 ans et 9 mois de traitement effectué sans contrôle quantitatif. La négativation est donc intervenue après 6 années ; le Kline quantitatif a toujours été négatif.

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— (39) Obs. Bou... J., h., 36 ans (fig. 13).

Syphilis sérologique diagnostiquée le 29 juin 1953. Dans les antécédents : blennorrhagie en 1941, chancre probable en 1951 non traité.

Traitement : en 1953 : 3 injections de cyanure + 12.000.000 unités se pénicilline + 2 séries de Muthanol. En 1954 : 3 séries de Muthanol.

Sérologie : Kline Kahn Kolmer Debains Kline © Kolmer © T.I.T.

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